Faits divers – Justice

Les contrôles aux frontières relancent la culture de cannabis en appartement, saisie à Baixas

Par Armêl Balogog, France Bleu Roussillon lundi 18 janvier 2016 à 19:21

La culture "in-door" de cannabis saisie à Baixas
La culture "in-door" de cannabis saisie à Baixas - Gendarmerie de Rivesaltes

Un habitant de Baixas (Pyrénées-Orientales) a été interpellé mercredi 13 janvier, pour avoir cultivé du cannabis. À l'étage de sa maison, les gendarmes de Rivesaltes ont trouvé plusieurs plants de cannabis. Le marché perpignanais serait moins approvisionné à cause des contrôles aux frontières.

Une conséquence étonnante de l'état d'urgence et des contrôles renforcés aux frontières : la culture "in-door" de plants de cannabis est à la "mode" dans les Pyrénées-Orientales.

C'est donc à leur domicile que deux habitants de Baixas faisaient pousser leur propre production : plusieurs dizaines de grands pots contenant chacun plusieurs plants de cannabis à maturité. Ils étaient rangés dans deux pièces bien isolées, avec un dispositif de chauffage, d'aération et d'extraction des effluves. Un système sophistiqué et en fonctionnement, selon les gendarmes de Rivesaltes.

Tout cela a été saisi, tôt, lundi 4 janvier 2016, lorsque les militaires sont arrivés au domicile du couple, après une enquête rapide. Repéré à cause de son comportement alors qu'il venait de s'installer dans le bourg de Baixas. De plus, l'homme était déjà connu de la justice.

À leur arrivée sur les lieux, personne n'était là pour accueillir la quinzaine de gendarmes de Rivesaltes, accompagnés de ceux du PSIG de Rivesaltes et d'une équipe cynophile du GIC de Perpignan. Ni la femme, ni l'homme, ni leur chien d'attaque. Les militaires sont entrés dans l'habitation et ont été attirés par une odeur entêtante au dernier étage. Dans deux pièces, ils ont découvert la culture de cannabis. Ils ont tout saisi et sont partis à la recherche des deux individus.

Plus tard, ils ont interpellé la femme à Saleilles et l'ont placée en garde à vue. L'homme de 31 ans, sans emploi, se sachant recherché, est resté introuvable pendant plusieurs jours. Jusqu'à ce qu'il se rende de lui-même le mercredi 13 janvier. Placé en garde à vue, il a reconnu la culture illicite destinée à la revente. La femme, elle, a été mise hors de cause.

Le lendemain, l'homme a été présenté devant les magistrats du Parquet et a été écroué dans l'attente de son jugement devant le tribunal correctionnel, le 19 février prochain.

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