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Une détenue porte plainte contre cinq surveillantes de la prison de Poitiers - Vivonne pour des violences

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Par , France Bleu, France Bleu Poitou

Une détenue de la prison de Poitiers Vivonne a porté plainte pour "violences volontaires en réunion" et "menaces de mort" à l'encontre de cinq surveillantes. Le 2 février dernier, elle dit avoir été tabassée par ces dernières. Elle a eu 42 jours d'ITT.

La prison de Vivonne, au sud de Poitiers
La prison de Vivonne, au sud de Poitiers © Radio France - Radio France

Une détenue de la maison d'arrêt de Poitiers Vivonne accuse cinq surveillantes de l'avoir violentée. Les faits remontent au 2 février dernier, la Poitevine de 62 ans condamnée à 15 ans de prison pour homicide en 2017 et souffrant de troubles psychiatriques aurait été tabassée. Son avocate a déposé une plainte pour "violences volontaires en réunion" et "menaces de mort". Des faits révélés par l'Observatoire international des prisons.

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Des clefs de bras et "une tentative de strangulation"

"Jetée à terre", rouée de "coups de poings et de pieds", selon son avocate maître Camille Van Robais contactée par France Bleu Poitou cette détenue aurait subi l'enfer. Tout part en fait d'une fouille organisée dans sa cellule par l’administration de la prison. Fouille à laquelle la détenue s'oppose, elle est donc placée dans une salle d'attente. C'est là que les surveillantes l'auraient "prise par les cheveux puis tirée de force dans l'escalier" avant de lui faire des clefs de bras et d'essayer de l'étrangler selon son avocate. 

La mise en prévention et l'usage de la force strictement nécessaire - Compte-rendu d'incident des agents

Dans les comptes-rendus d'incident (CRI) rédigés par la suite, les agents indiquent que la détenue aurait alors "hurlé et tapé violemment dans la porte provoquant du tapage de nature à troubler l'ordre et le bon fonctionnement" de l'établissement et que "la mise en prévention et l'usage de la force strictement nécessaire ont été l'unique moyen de mettre fin à l'incident". 

Maitre Camille Van Robais avocate de la détenue

42 jours d'ITT

La femme est donc placée dans un quartier disciplinaire pendant cinq jours. Il lui faudra attendre plus de 24 heures avant de pouvoir consulter un médecin. Le certificat médical ne sera établi que le 4 février et constatera en effet de très nombreuses lésions et ecchymoses sur l'ensemble des membres et des "dermabrasions" à la base du cou. Son bras est cassé, elle a 42 jours d'ITT. 

Depuis, la détenue a pu regagner sa cellule, mais elle est extrêmement choquée selon son avocate : "Elle ne dort plus et a très peur d'une nouvelle agression". Peur d'autant plus forte que les surveillantes en question travaillent toujours autour d'elle. Elle aurait même subi des menaces de mort. "Tu as parlé, tu es morte", a notamment menacé une surveillante quelques jours après l'incident, selon la détenue. Son avocate a demandé son transfert. Sans réponse pour l'instant. 

Contactée, la direction de la prison déclare de son côté qu'elle a avisé le parquet dès le 5 février. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté et le Défenseur des droits ont été saisis. Les deux partis vont être entendus.

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