Faits divers – Justice

Une employée de maison de retraite condamnée à 6 mois de prison avec sursis

Par Anne-Natacha Bouillon, France Bleu Roussillon mercredi 11 juin 2014 à 18:48

Tribunal de Perpignan
Tribunal de Perpignan © Radio France - Anne-Natacha Bouillon

Le tribunal correctionnel de Perpignan a jugé ce mercredi après-midi, une femme âgée de 45 ans, agent hospitalier. Elle avait volé des cartes bancaires à des résidents et avait retiré plus de 3.500 euros pour son propre compte.

C'est une petite femme pétrie de honte qui se présente à la barre.

"J'avais des problèmes financiers, j'étais à découvert, mais je n'aurai jamais du faire ça, Je ne comprends pas ce qui m'a pris."

En avril 2013, elle vole la carte bancaire de l'un des patients d'une maison de retraite de Vinça où elle travaille, et retire en plusieurs fois près de 2.000 euros au distributeur automatique de billets. Puis elle recommence en novembre 2013, avec la carte bancaire d'une autre résidente. Elle empoche en tout plus 3.500 euros. L'une des victimes s'est retrouvée à découvert sans explications. C'est ainsi qu'on a eu des doutes sur des vols au sein de l'établissement de santé. Les caméras de surveillance des DAB ont fini par identifier la voleuse, une femme âgée de 45 ans qui n'avait jamais fait parler d'elle. 

Pour le président du tribunal, ces faits sont particulièrement graves.

"Vous avez trahi la confiance de votre employeur, cela faisait 20 ans que vous étiez agent hospitalier dans cet établissement, et vous avez floué vos propres patients . C'est grave. "

Le procureur a demandé 8 mois de prison avec sursis.

L'avocate de la prévenue explique que sa cliente traversait une période particulièrment délicate tant sur le plan financier que psychologique. Cet argent lui a permis d'améliorer la vie de sa mère malade, elle est décédée depuis. Maitre Valérie Cons en a appelé à l'humanité du tribunal.

Tribunal maison de retraite / Son

Le tribunal l'a finalement condamnée à 6 mois de prison avec sursis avec interdiction d'exercer un métier en contact avec les personnes âgées. Depuis, l'ASH a été révoquée de ses fonctions. Elle a entièrement remboursé ses victimes, et travaille comme saisonnière chez des agriculteurs.