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Une enquête ouverte après un mouvement de panique lundi soir dans les rues de Cannes

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Azur, France Bleu

Une enquête est ouverte, confiée à la Sûreté départementale de Cannes, pour déterminer les causes et les circonstances d'un mouvement de foule lundi soir dans les rues du centre et sur la Croisette à Cannes. Sur les réseaux sociaux, des rumeurs d'attentat, de fusillade se sont rapidement répandues.

Un mouvement de panique dans le centre-ville et sur la Croisette de Cannes lundi soir
Un mouvement de panique dans le centre-ville et sur la Croisette de Cannes lundi soir © Radio France - Sébastien Botella

Après un mouvement de foule à Cannes parti de la terrasse d'un glacier près de la rue d'Antibes, non loin du McDonald's de la rue Félix Faure, lundi soir vers 23h30, on dénombre ce mardi 23 victimes en urgence relative souffrant de traumatismes. Elles ont été évacuées dans la nuit vers le centre hospitalier de Cannes.

Le mouvement de panique a été provoqué par une rumeur autour d'un coup de feu. Une information rapidement démentie par la mairie de Cannes. Sur place, 81 pompiers sont intervenus dans la nuit, et des dizaines de policiers. Une enquête est ouverte pour déterminer l'origine et les circonstances de ce mouvement de foule et les restaurateurs font le bilan des dégâts. 

Une altercation en terrasse à l'origine de la panique 

Selon plusieurs témoins présents dans le secteur de la rue Félix Faure lundi soir à Cannes, une bagarre aurait éclaté sur la terrasse d'un glacier entre divers clients. Compliqué d'en savoir la raison, mais le ton est monté, un bruit perçu comme une détonation aurait pu provoquer la panique. En fait, ça aurait pu provenir de chaises ou de tables violemment tapées sur le sol. 

Selon le secrétaire général de la préfecture des Alpes-Maritimes, Philippe Loos "une personne aurait crié qu'il y avait des coups de feu, et cela a provoqué un mouvement de foule incontrôlable. Peut-être qu'il s'agit d'une personne qui a cru voir ou entendre quelque chose, qui s'est senti en danger. En tout cas, il n'y a pas eu de détonation, selon les témoignages recueillis ce matin".

Une folle rumeur de fusillade s'est propagée dans les rues et de nombreuses personnes ont quitté brutalement les bars et restaurants et se sont éparpillées comme des oiseaux affolés dans les rues d'Antibes, les rues perpendiculaires et jusque sur la Croisette. Les effectifs de la police nationale ont immédiatement effectué de nombreuses interventions et reconnaissances sur site.

Les forces de sécurité ont procédé aux levées de doute, notamment à l'hôtel Carlton et à la sécurisation de la zone. Aucun tir d'arme à feu n’a été constaté et le mouvement de panique a donc été généré par une fausse rumeur.

Pour Laurent-Martin de Frémont, du Syndicat de police Unité SGP FO, "cette foule qui s'est mise à courir dans les rues, c'était impressionnant. Il faut y voir, selon moi, les stigmates de l'attentat de Nice toujours très présent dans les mémoires. Cela aurait pu avoir des conséquences plus graves." 

Un mouvement de panique largement relayé sur les réseaux sociaux

Le mouvement de panique, provoqué par la rumeur, a été filmé et largement diffusé sur les réseaux sociaux. Selon Philippe Loos, secrétaire général de la préfecture des Alpes-Maritimes, il est "inadmissible que cela soit relayé par des personnes qui, intentionnellement, provoquent ou diffusent de fausses informations."  

Les policiers visionnent ce mercredi les caméras de vidéo-surveillance de la ville et recoupent les témoignages de personnes présentes sur place avec des images et messages partagés sur les réseaux sociaux. Le secrétaire général de la préfecture explique que "c'est tout le travail des enquêteurs de visionner les bandes vidéo de vidéo-protection de la ville, d'entendre les témoins et de regarder aussi sur les réseaux sociaux qui ont pu diffuser des informations, voire des fausses vidéos, des fausses photos, puisqu'il y en a eu. Il est compréhensible qu'il y ait des mouvements de panique. Mais ce qui est inadmissible, c'est que ça soit relayé par des personnes qui, intentionnellement, provoquent ou diffusent de fausses informations."

Les restaurants et bars touchés sont encore sous le choc ce mercredi, résignés. Les terrasses étaient pleines raconte Alain Laouti, responsable de l'Union des métiers de la restauration à Cannes  : "Dans certains établissements il y a eu de la casse de verres, de vaisselles, il y a eu des impayés, les gens sont partis sans régler la note mais l'essentiel c'est qu'il n'y ait pas eu de blessés graves." 

Après ce coup de folie, la mairie de Cannes rappelle que le civisme passe aussi par une bonne utilisation des réseaux sociaux et la non-propagation de fake-news. "La vigilance est de mise pour tous les services, qu'ils soient locaux de police nationale, gendarmerie nationale, police municipale", conclut Philippe Loos. 

Le préfet des Alpes-Maritimes rappelle que lors de ce type d'événements, le premier réflexe à avoir est de s’informer sur les comptes officiels des services de l’État  @prefet06, @Interieur_Gouv, @gouvernementFR et sur Facebook, Prefecture06 

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