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Faits divers – Justice

Une enquête ouverte en France après la disparition du président d'Interpol

vendredi 5 octobre 2018 à 14:58 - Mis à jour le vendredi 5 octobre 2018 à 18:12 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le président d'Interpol, le Chinois Meng Hongwei, n'a pas donné de nouvelles à sa famille depuis fin septembre et son départ pour la Chine. Il travaille à Lyon, où est situé le siège de l'organisation internationale policière. Il serait interrogé par les autorités chinoises et retenu dans son pays.

Meng Hongwei n'a pas donné de nouvelles à sa famille depuis fin septembre et son départ en Chine.
Meng Hongwei n'a pas donné de nouvelles à sa famille depuis fin septembre et son départ en Chine. © AFP - ROSLAN RAHMAN

Une enquête pour disparition a été ouverte en France concernant Meng Hongwei, le président chinois d'Interpol à Lyon, dont la famille n'a plus de nouvelles depuis son départ vers la Chine le 29 septembre, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. Basée à Lyon, Interpol permet notamment de favoriser les échanges entre les polices de ses 192 pays membres.

Retenu et interrogé par les autorités chinoises 

C'est son épouse, entendue par la police judiciaire, qui a signalé sa disparition aux autorités françaises en faisant part de son inquiétude. L'enquête a été ouverte à Lyon, siège mondial de l'organisation internationale de coopération policière.

Citant une source non identifiée, le South China Morning Post écrit, ce vendredi, qu'il été pris en charge à son arrivée par les autorités pour être interrogé. Mais le quotidien de Hong Kong dit ignorer le lieu de sa détention et les raisons des investigations à son endroit.

Une nomination vivement critiquée en 2016 

Avant d'être élu fin 2016 à la tête d'Interpol, en remplacement de la Française Mireille Ballestrazzi, Meng Hongwei, exerçait en Chine comme vice-ministre de la Sécurité publique et était un poids lourd du Parti communiste chinois. 

Cette première nomination d'un Chinois à ce poste avait été critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme, la Chine menant alors une intense campagne de rapatriement d'escrocs et de fraudeurs présumés, parfois accusée de servir ses intérêts politiques. La Chine a longtemps utilisé Interpol "pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger", s'était inquiété notamment Amnesty International.

Un mandat prévu jusqu'en 2020 

L'organisation s'en était défendue en rappelant que le président d'Interpol n'intervient pas dans le quotidien opérationnel, tâche dévolue à son secrétaire général - poste occupé actuellement par l'Allemand Jürgen Stock - et en soulignant que l'article 3 de ses statuts lui interdit toute ingérence en matière politique. Le mandat de Meng Hongwei est prévu pour durer jusqu'en 2020.

Paris "s'interroge" et se dit "préoccupé par les menaces" contre sa femme a indiqué le ministère de l'Intérieur vendredi soir.