Une évasion déjouée par les surveillants à la maison d'arrêt de Colmar
Ce vendredi matin, les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar ont fouillé une cellule. Ils ont découvert un trou, qui menait aux combles de la prison, et plus de douze mètres de draps noués entre eux.

Les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar ont empêché une évasion imminente ce vendredi à 8h30. Une fouille dans une cellule a permis de trouver tout le nécessaire pour se faire la belle, comme dans les films.
Un trou, un conduit et des draps noués
Les gardiens ont fouillé une cellule dortoir de six lits, au deuxième étage de la maison d’arrêt, sous les toits. Les surveillants avaient remarqué une quantité anormale de poussière dans cette "cellule D12" et aussi dans la cour de promenade. Lors de la fouille, ils sont tombés sur ce trou, dans le plâtre, donnant sur un ancien conduit de cheminée en brique. Par ce conduit, on a accès aux combles.
Dans cette ancienne cheminée, les gardiens ont trouvé deux cordes, des draps noués entre eux. Une corde de 8 m et l'autre de 4,5 m. Nouées ensemble, elles auraient permis de descendre du toit, jusque dans la rue. Selon les surveillants, la solidité de cette corde de fortune avait été testée. Ils pensent que l'évasion était prévue pour la ou les nuits prochaines.
La lassitude des syndicats de surveillants
Les évasions et tentatives d'évasion ne sont pas rares à Colmar. En juillet 2018, deux détenus s'étaient fait la belle en creusant le toit de leur cellule et en descendant par des draps noués. Rapidement repris, ces deux frères avaient été condamnés à trois ans de prison ferme. Deux tentatives similaires s'étaient produites en 2013.
La maison d'arrêt de Colmar est un très vieil établissement. Il est prévu de la détruire depuis 2009 et de la remplacer par une prison pour détenu en fin de peine, d'ici 2022. En attendant, les syndicat de surveillants dénoncent la vétusté des lieux, le manque d'investissement et la surpopulation carcérale.
"Depuis l'annonce de fermeture de l'établissement on fait beaucoup de bricolage"—Le délégué FO pénitentiaire