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Faits divers – Justice

Une famille de Lescar saisit la justice après le suicide d'un des siens à la prison de Gradignan

mardi 26 juin 2018 à 6:05 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn, France Bleu Gironde et France Bleu

Adrien, 24 ans, de Lescar, s'est suicidé le 21 novembre 2014 dans sa cellule de la prison de Gradignan, à l'aube de sa première nuit en prison et au lendemain de sa mise en examen pour l'assassinat de sa copine Emma.

Un étage de la prison de Gradignan
Un étage de la prison de Gradignan © Radio France - Stéphane Hiscock

Pau, France

Une famille de Lescar saisit la justice après le suicide d'Adrien, dans sa cellule de la prison de Gradignan. Une requête engageant la responsabilité de l'Etat a été déposée devant le tribunal administratif de Bordeaux. Adrien avait 24 ans. Le 18 novembre 2014, il a été interpellé après qu'il a tué sa petite copine, Emma, 19 ans, dans un hôtel de Barcelone. Emma était élève infirmière à Bordeaux, et était originaire de Saint André de Cubzac. Le projet du couple était qu'il se suicide après. Mais il n'a pas été au bout. Il a été arrêté à Lescar, près de la maison de sa mère, deux jours après. La famille estime que compte tenu de l'état psychologique d'Adrien, on n'a pas pris assez de précautions au moment de son incarcération. 

Une case à cocher

Il s'est pendu dans sa cellule au petit matin de sa première nuit de détention. Il était 6 heures. Il s'est pendu avec les draps de sa cellule. La famille estime que cela aurait dû être évité. Parce que la juge d'instruction n'a pas coché la case qui souligne le risque suicidaire dans le formulaire d'incarcération. Elle s'est contentée d'annoter la fiche de détention en évoquant simplement "une possibilité". A la prison de Gradignan, il y a une cellule anti suicide appelée cellule de protection d'urgence. Avec des draps déchirables notamment. Mais cette précaution n'a pas été prise puisque la case n'était pas cochée. 

Un mal-être évident

Les gardiens, le sentant fragile, avaient décidé des rondes toutes les heures. Mais cela n'a pas suffit. Il y a donc cette précaution administrative, mais aussi le contexte de ce drame. Les deux jeunes étaient mal dans leur peau. Dans leur liaison, ils ont additionné leurs mal-êtres. Ils avaient prévenu par texto leurs proches de leurs intentions doublement suicidaires en arrivant en Espagne. Le suicide aurait pu être évité. Peut être même aurait il dû être évité. La justice administrative tranchera.