Faits divers – Justice

Une famille de Saint-Mitre endeuillée après l'attentat de Ouagadougou

Par Lorrain Sénéchal, France Bleu Provence dimanche 17 janvier 2016 à 18:30

La terrasse du café Capuccino, où le frère de Vincent Kinda a trouvé la mort.
La terrasse du café Capuccino, où le frère de Vincent Kinda a trouvé la mort. © Maxppp

Vincent Kinda, conseiller municipal de Saint-Mitre-Les-Remparts, a perdu son frère dans les attentats de Ouagadougou, au Burkina Faso. Il dit à France Bleu Provence toute "sa colère".

Vincent Kinda était devant la télévision quand il a appris l'attentat de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Immédiatement, il a pensé à son frère, Jean-Pascal, 71 ans, qui avait justement une réunion de travail dans ce quartier.

"Amoureux de son pays"

"J'ai appelé ma sœur qui m'a confirmé que Jean-Pascal était sur place", explique Vincent Kinda. Ce conseiller municipal de Saint-Mitre-Les-Remparts est arrivé en France dans les années 70. Son frère Jean-Pascal est lui resté au pays. Il s'est engagé dans l'associatif et le sport, au point de devenir président du Comité olympique burkinabé pour les JO de Pékin en 2008. "C'était quelqu'un qui était amoureux de son pays", selon Vincent Kinda.

"Ils ont tiré et balancé des grenades sans sommation."

Aujourd'hui, il est "en colère". "C'est la colère de voir des gens enlever des vies. On perd quelqu'un qu'on aime beaucoup. Et ça, c'est insupportable", témoigne Vincent Kinda. Cet élu, engagé au Parti socialiste des Bouches-du-Rhône, est d'ailleurs très "surpris" par l'attentat.

Le Burkina Faso "a toujours connu le vivre-ensemble", explique-t-il. "Musulmans et catholiques, quand c'était Noël on fêtait Noël, quand c'était el Kébir on fêtait el Kébir. On se rendait des visites, on se donnait des cadeaux comme des paquets de sucre. Jamais la religion n'a été un problème. Jamais", martèle Vincent Kinda.

"Le Burkina, c'était le vivre-ensemble."

Vincent Kinda se rendra mardi au Burkina pour l'enterrement de son frère.

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