Faits divers – Justice

Une fausse prise d'otage mobilise 30 gendarmes à Fouesnant

Par Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel mardi 31 mars 2015 à 17:22

La Poste. (image d'illustration)
La Poste. (image d'illustration) © Maxppp

Elle ne pensait sans doute pas que son SMS aurait tant de conséquences. Ce matin, une vacancière a cru drôle de faire croire à ses collègues parisiens qu'elle était prise en otage à la poste de Fouesnant. Même si elle a tenté de faire machine arrière, son SMS a mobilisé les forces de l'ordre une bonne partie de la matinée.

L'alerte est déclenchée vers 10h et demi ce matin à Fouesnant. Alertés par les proches d'une supposée victime d'un braquage avec prise d'otage à la poste de Fouesnant, les gendarmes du Finistère se rendent sur place avec de nombreux moyens. Brigades motorisées, gendarmerie mobile, patrouille sur le secteur à ce moment-là. Une trentaine de forces de l'ordre arrivent sur les lieux rapidement. 

"On prend au sérieux toutes les alertes qui nous sont transmises" - Commandant Lamarre

Entre-temps, la personne responsable du SMS se rend compte sans doute de sa bêtise et avoue elle-même son canular aux gendarmes. Peine perdue, les forces de l'ordre sont déjà arrivées sur place et procède tout de même aux vérifications d'usage. Bilan : 30 fonctionnaires mobilisés et dépéchés sur les lieux pour... absolument rien.

Un "canular" qui peut coûter 6 mois de prison et 7500€

Le chef d'escadron Pierre Lamarre dirige la compagnie de gendarmerie de Quimper. Il rappelle que ce genre de "plaisanterie" porte un nom dans le code pénal : dénonciation de crime imaginaire. Selon le site Legifrance, la personne responsable d'une telle infraction est même passible de 6 mois d'emprisonnement et de 7500€ d'amende.

"On prend au sérieux toutes les alertes qui nous sont transmises, quand bien même on a des éléments rapidement nous disant que ça peut être fantaisiste. On est obligés de déplacer des équipes sur les lieux. Après, il appartiendra au parquet  et à la justice de qualifier ces faits et d'exercer ou non des poursuites".

Fausse alerte prise d'otage à Fouesnant