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"Une grosse enquête qui accouche d'une souris" au procès du saccage de la permanence du maire de Caen

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Trois hommes comparaissaient mercredi pour le saccage de la permanence de campagne de Joël Bruneau, le maire LR de Caen alors en campagne pour les municipales en mars 2020. Deux ont été relaxés. Le troisième condamné à deux mois de prison avec sursis.

Le palais de justice de Caen ce mercredi matin.
Le palais de justice de Caen ce mercredi matin. © Radio France - Marc Bertrand

"Une grosse enquête qui accouche d'une souris", voilà les premiers mots prononcés par le procureur de la République, en se levant pour son réquisitoire. Trois hommes de 35, 34 et 25 ans ont comparu ce mercredi matin devant le tribunal judiciaire de Caen pour dégradations en réunion, pour le saccage de la permanence du maire Les Républicains de Caen Joël Bruneau il y a un an. C'était le 1er mars 2020, à quinze jours du premier tour des élections municipales. Deux d'entre eux ont été relaxés.

Un tag sur l'affiche à l'effigie du maire et des jets de pots de confiture

En marge d'une manifestation contre l'utilisation annoncée de l'article 49.3 pour faire passer la réforme des retraites, des manifestants avaient cassé la vitrine du local de campagne, jeté à terre des tracts, tagué un grand "A" anarchiste et endommagé du mobilier. Tous les manifestants avaient le visage masqué. L'enquête n'a pas permis de savoir qui a cassé la vitrine du local de campagne, même si l'ont voit, sur des vidéos, des coups de pied donnés dans la façade. Les policiers n'ont pu identifier que trois personnes, les trois qui sont à la barre, sur une vidéo diffusée sur le réseau social Snapchat. 

On peut regretter l'époque où certains partis savaient tenir les manifestants. C'était peut-être des slogans appris par coeur, mais au moins ils savaient pourquoi ils manifestaient              
- Le procureur

Pour les deux premiers, 24 et 34 ans, on ne fait que les voir sortir du local. Eux assurent n'avoir commis aucune dégradation. "Il n'y a rien dans la procédure" en ce qui les concerne, assure le procureur. Le troisième, âgé de 35 ans, reconnaît avoir tagué la grande affiche à l'effigie de Joël Bruneau qui se trouvait sur la vitrine brisée, à l'entrée. "Vous avez jeté des pots de confiture dans le local", lit la présidente sur les procès verbaux. Pourquoi des confitures ? "C'était pour ma soeur, je devais lui ramener", dit le prévenu, qui dit "regretter" et vouloir "remettre tout ça droit". Il a, le même jour, également tagué le local du député LREM du Calvados Fabrice Le Vigoureux

Le maire de Caen ne s'est pas constitué partie civile

"Monsieur, vous saviez pourquoi vous manifestiez ?", lui demande la présidente. Le prévenu hésite, tente : "La réforme du 49.3". Haussement de sourcil des magistrats. Le procureur ajoutera, un peu plus tard : "On peut regretter l'époque où certains partis savaient tenir les manifestants. C'était peut-être des slogans appris par coeur, mais au moins ils savaient pourquoi ils manifestaient". L'homme de 35 ans a déjà été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir brûlé des poubelles lors d'une autre manifestation deux jours après celle du 1er mars. 

Le tribunal le condamne à deux mois de prison avec sursis probatoire, mais, sur proposition du procureur, la présidente décide la "confusion" des deux peines. Autrement dit il n'accomplira en tout que six mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Le maire de Caen, qui avait déposé plainte, ne s'est pas constitué partie civile, ce qui veut dire qu'il n'a pas réclamé d'indemnisation financière.

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