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Faits divers – Justice

Une infirmière, cadre du service orthopédie de l'hôpital sud de Grenoble, s'est suicidée chez elle le 11 juin à Eybens

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Par , France Bleu Isère

Marianne, mère de famille de 54 ans, s'est donnée la mort chez elle, le 11 juin. Elle était cadre infirmier à l'Hôpital Sud de Grenoble. Son suicide intervient après des mois de crise au Centre Hospitalier et après la mise en place d'un plan d'action pour améliorer la qualité de vie des soignants.

Marianne, le cadre de santé qui s'est suicidé le 11 juin, travaillait à l'Hôpital Sud de Grenoble
Marianne, le cadre de santé qui s'est suicidé le 11 juin, travaillait à l'Hôpital Sud de Grenoble © Maxppp -

Grenoble

Marianne, cadre infirmier du service Orthopédie de l'Hôpital Sud de Grenoble, a été retrouvée chez elle à Eybens (Isère) avec un sac plastique sur la tête. Elle avait 54 ans, elle était mère de famille, très sportive et très appréciée dans son travail. Son suicide a surpris autant son entourage personnel que professionnel.  

Une professionnelle très appréciée de tous ses collègues

Bien sûr, après les mois de crise qui ont secoué le Centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes, le suicide d'un neuro-chirurgien dans son service en novembre et le rapport du médiateur national Édouard Couty qui pointait les situations de "souffrances au travail des soignants" et un "management inhumain", on ne peut éviter la question de savoir si ce suicide a un lien avec ses conditions de travail. 

Marianne était très appréciée de ses collègues, perçue comme une grande professionnelle,  très sportive -elle faisait du triathlon-, en pleine forme. C'est un totalement "inattendu", pour la direction du CHUGA qui n'a reçu aucun signe de mal-être, même le plus petit. Encore moins d'appel à l'aide. 

Une cellule médico-psychologique pour ses collègues très choqués

La direction de l'hôpital souligne qu'elle s'est suicidée chez elle, ce qui orienterait plutôt vers des raisons personnelles. Mais elle a néanmoins mis en place, une cellule médico-psychologique pour ses collègues très choqués.  Elle se veut à l'écoute suite aux mois de crise au centre hospitalier et à ce plan d'action qu'elle a lancé début mai pour renforcer les alertes et améliorer la qualité de vie des soignants. 

Le CHSCT a lancé une "analyse" des conditions de travail de la cadre de santé 

Du côté des syndicats, on se montre très prudent. Il n'y a, pour l'instant, aucun lien établi entre ce suicide et le travail de Marianne. Mais, après le suicide d'un neuro-chirurgien dans son service en novembre, après les nombreux arrêts maladies et burn out de ces derniers mois, après le rapport Couty qui pointait des situations de "harcèlement", de "souffrance au travail" et un management uniquement "financier", la question se pose, forcément. 

Le Comité d'hygiène et de sécurité s'est donc réuni la semaine dernière. Il a mandaté le secrétaire du CHSCT pour faire une "analyse" des conditions de ses conditions de  travail dans un service en pleine restructuration. Elle est en cours et doit se terminer dans une quinzaine de jours.  

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