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Faits divers – Justice

Une information judiciaire ouverte après le guet-apens de vendredi dernier à Grand-Charmont

mardi 29 mai 2018 à 20:48 Par Christophe Beck et Isabelle Rolland, France Bleu Belfort-Montbéliard

Le tribunal correctionnel de Montbéliard a décidé d'ouvrir une information judiciaire, ce mardi, dans l'affaire de l’expedition punitive à Grand-Charmont, vendredi dernier, où un montbéliardais de 18 ans avait été battu et torturé. C'était une demande des avocats de la défense.

La barre du tribunal correctionnel de Montbéliard
La barre du tribunal correctionnel de Montbéliard © Radio France - Christophe Beck

Grand-Charmont, France

L'affaire du guet-apens de vendredi soir, à Grand-Charmont dans le Doubs, était examinée en comparution immédiate ce jeudi à Montbéliard. Le tribunal correctionnel a décidé d'accéder à la demande des avocats de la défense. Une information judiciaire est ouverte et un juge d'instruction saisi. 

Les faits remontent à vendredi dernier 25 mai. Un jeune montbéliardais de 18 ans est convié à un barbecue à Grand Charmont. Sous prétexte de chercher du bois, il est emmenée en forêt. C'est alors que son calvaire commence. Face à lui : quatre personnes : un couple, un jeune majeur et un jeune mineur (qui sera mis hors de cause). 

Ses agresseurs présumés l'aspergent de vodka avant d'y mettre le feu

La victime est battue à coup de pieds, de poings et de bâton. Puis il est dénudé, frappé avec un fil de fer en particulier entre les jambes, brûlé avec une cigarette, scarifié avec un couteau à la jambe et à la fesse. Ses agresseurs l'aspergent de vodka avant de mettre le feu et de partir. Et l’abandonnent attaché à un arbre. Le jeune homme parviendra à se libérer et à donner l'alerte. Il est sérieusement blessé. (21 jours d'ITT) 

Le mobile de ce règlement de compte est une prétendue agression sexuelle que la victime aurait commise à l'encontre d'une fillette de 6 ans. Les parents de la fillette figurent parmi les agresseurs présumés. 

Par cette comparution immédiate, les avocats de la défense dénoncent une justice expéditive

Même si l'affaire est simple en apparence, avec des faits établis et des responsabilités plus ou moins assumées, elle ne peut être jugée en l'état, estiment les avocats de la défense. Maitre Nathalie Rey-Demaneuf dénonce "une justice expéditive qui se passe de tout élément de personnalité".  "Ce n'est pas ça, la justice" renchérit maître Jean-Baptiste Euvrard. "Comment juger en deux jours une affaire qui a suscité un tel émoi dans la population".  

Un juge d'instruction est donc saisi. Il devra prolonger les investigations, avant un procès dans quelques mois. Les trois prévenus ont été reconduits en prison jusqu'à leur audition devant le juge d'instruction. Ils sont poursuivis pour violence en réunion avec armes et séquestration. Des faits qui pourraient bien être requalifiés en torture et acte de barbarie. 

Parallèlement, le parquet a ordonné une enquête sur les faits d'agression sexuelle sur la fillette de six ans.