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Faits divers – Justice

Un jeune Perpignanais condamné à 30 ans de prison pour avoir égorgé son ancienne petite amie

vendredi 22 février 2019 à 19:16 Par François David, France Bleu Roussillon et France Bleu

La cour d’assises des Pyrénées-Orientales a condamné ce vendredi soir Kader Djidel à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat d’Erika. La jeune femme de 17 ans avait été retrouvée égorgée dans un parc de Perpignan en août 2015. L'avocat de la défense annonce qu'il va faire appel.

La cour d'assises des Pyrénées-Orientales à l'occasion du procès de Karder Djidel
La cour d'assises des Pyrénées-Orientales à l'occasion du procès de Karder Djidel © Radio France - François DAVID

Perpignan, France

Kader Djidel ne se faisait visiblement aucune illusion, et il n’a manifesté aucune réaction au moment du verdict. À l'inverse, la mère de la victime a bondi de son banc, levé les bras au ciel et hurlé "Merci !" L'accusé de 21 ans est condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat particulièrement sanglant de son ancienne petite amie Erika, 17 ans, à l’été 2015. Le corps de la jeune femme avait été retrouvé égorgé dans un parc, près du lycée Maillol de Perpignan, atteint de 35 coups de couteau. 

La sauvagerie de l’agression avait provoqué une très vive émotion à Perpignan. Quelques jours après le drame, une marche blanche avait rassemblé plusieurs centaines de personnes. Très rapidement, les enquêteurs avaient écarté la piste de l’islam radical, privilégiant celle du crime passionnel provoqué par la jalousie. La jalousie maladive, monstrueuse, d'un jeune homme qui n'a pas supporté que sa petite amie s'en aille... 

À l’issue de quatre jours d’audience parfois insoutenables, Kader Djidel a pris la parole le dernier : "Je demande pardon à Erika, c’était la femme de ma vie. Je suis prêt à assumer ma sanction." 

Dans son réquisitoire prononcé dans la matinée, l’avocate générale a dénoncé un "acte ignoble" de la part d’un homme "totalement responsable des faits qu’il a commis", même si certains collèges d’experts ont évoqué au cours de l’audience "une altération" de son discernement au moment des faits. "Se voir arracher un enfant dans de telles conditions, il n’y a rien de pire". Elle requiert 30 ans de réclusion criminelle.

"Si vous appliquez cette peine, c’est que vous considérez qu’il n’a aucun passé, ni aucun avenir", a rétorqué l’avocat de l’accusé en s’adressant aux jurés. Maître Jean-Robert Phung s’est évertué à retracer l’enfance chaotique de l’accusé, dans un environnement familial totalement déstructuré. Et a rappelé que quelques mois avant son crime, Kader Djidel avait sauvé une vieille dame dans son immeuble en flammes.

Quelques minutes après la verdict, l'avocat de la défense annonçait son intention de faire appel. 

Les avocats des parties civiles, lors du procès de Kader Djidel pour l'assassinat d'Erika - Radio France
Les avocats des parties civiles, lors du procès de Kader Djidel pour l'assassinat d'Erika © Radio France - François DAVID

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