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Faits divers – Justice

Une maltraitance méconnue : le syndrome du bébé secoué

jeudi 16 janvier 2014 à 11:29 Par Delphine Martin, France Bleu Auxerre

C'est un syndrome qui touche 200 nourrissons par an, en France. Une conférence-débat est organisée ce jeudi 6 janvier dans les locaux de l'IFSI d'Auxerre, l'Institut de Formation aux Soins Infirmiers. L'occasion d'évoquer cette maltraitance infantile grave.

Bébé qui pleure (illustration)
Bébé qui pleure (illustration) © Creative commons - James Williams

Face aux pleurs du bébé, certains adultes n'arrivent plus à contrôler leur colère et secouent l'enfant, très fort, et souvent de manière répétée. C'est ce qu'on appelle le syndrome du "bébé secoué" et cela touche au moins 200 enfants chaque année, dans notre pays. Cette estimation de la Haute Autorité de Santé est probablement en-dessous de la réalité selon les experts.

Des séquelles graves

Cette forme de maltraitance infantile entraîne des séquelles graves : traumatisme crânien, lésions cérébrales, coma, troubles neurologiques... et la mort, dans 10 à 40% des cas. Le docteur Anne Laurent-Vannier, présidente de France Traumatisme Crânien, est très impliquée pour faire connaitre ce syndrome. Elle était l'invitée de France Bleu Auxerre jeudi matin.

Le Dr Laurent-Vannier, interrogé par Thierry Boulant

Anne Laurent-Vannier a participé à l'élaboration de deux sites internet pour mieux expliquer le syndrome du "bébé secoué". L'un est destiné en priorité au grand public. L'autre s'adresse plus spécialement au monde médical.

Il n'y a pas de profil type

Dans 70% des cas, c'est un homme qui secoue l'enfant, mais au-delà de cette donnée, il n'y a pas de facteurs socio-culturels déterminants. C'est un dérapage qui peut, potentiellement, toucher tout le monde selon le Docteur Michel Thuillier, psychiatre, chef de service au centre spécialisé d'Auxerre.

"C'est comme dans toutes les phases de violences, c'est brutal, ça monte d'un coup"

De fait, le syndrome du bébé secoué est difficile à prévenir c'est une forme de maltraitance qui peut toucher tout le monde.

Bébés secoués : le reportage de Delphine Martin

Deux à trois cas par an, à l'hopital d'Auxerre

Pour le personnel soignant qui constate ce syndrome chez un enfant, c'est toujours délicat. Il faut signaler les parents aux autorités car c'est une forme de maltraitance. Mais le Docteur Habib Amama le reconnait : ce n'est pas exactement une maltraitance comme les autres. Il est chef du service de pédiatrie au Centre Hospitalier d'Auxerre et rencontre deux à trois cas de "bébés secoués" par an.

"Des parents qui sont à bout de souffle"

Pour en savoir plus sur le syndrome du bébé secoué, une conférence est donc organisée le jeudi 6 janvier dans l'amphithéatre de l'IFSI, l'Institut de Formation aux Soins Infirmiers d'Auxerre (2 boulevrad Verdun). Deux sessions sont prévues : l'une de 17h à 19h. L'autre de 20h30 à 22h30.