Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Faits divers – Justice

Une Mancelle défenestrée par son mari mais considérée en partie responsable : "incompréhensible" pour Marlène Schiappa

jeudi 3 janvier 2019 à 17:21 Par Aurore Jarnoux, France Bleu et France Bleu Maine

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes-hommes se dit prête à intervenir pour aider une femme au Mans. Devenue paraplégique en 2013 suite à des violences conjugales, elle n'a pas été totalement indemnisée, le Fonds de garantie la considérant en partie responsable.

Marlène Schiappa se dit prête à intervenir pour aider une femme devenue paraplégique suite à des violences conjugales au Mans.
Marlène Schiappa se dit prête à intervenir pour aider une femme devenue paraplégique suite à des violences conjugales au Mans. © Maxppp - Thomas Padilla

Le Mans, France

"Profondément choquant et incompréhensible" : ce sont les mots ce jeudi de Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes. L'élue, qui est toujours conseillère municipale au Mans, réagit à la suite d'une affaire révélée par nos confrères du Maine Libre. Une Mancelle de 31 ans, paraplégique à la suite de violences conjugales, n'a pas été totalement indemnisée par la justice.

Considérée comme partiellement responsable

Les faits se déroulent le 24 août 2013 au Mans. La police intervient pour une altercation entre une femme, régulièrement victime de violences, et son mari. Les agents conseillent à l'épouse de quitter le domicile, mais n'ayant pas de solution de repli sur le moment, elle reste dormir. Et l'homme s'en prend à elle, la jetant par la fenêtre du deuxième étage.

Lors du procès en 2016, l'époux est condamné à 15 mois de prison et à payer 90.000 euros à sa conjointe. Mais le Fonds de garantie des victimes juge qu'en restant chez elle, elle est en partie responsable de ce qui lui est arrivé. Et donc refuse de lui verser la somme complète.

Les avocats de la victime saisissent alors la commission d'indemnisation en février dernier. Elle estime elle aussi qu'il y a un partage de responsabilités et propose de verser 67.500 euros.

Une femme n'est jamais responsable des violences qu'elle subit !" - Marlène Schiappa

Pour la secrétaire d'Etat, qui s'est exprimée ce jeudi, cette décision "va à l'encontre de tout le travail que [le gouvernement] mène dans le cadre de la grande cause du quinquennat pour l'égalité hommes-femmes". Marlène Schiappa se dit prête à écrire "à toutes les compagnies d'assurances pour leur rappeler qu'une femme n'est jamais, dans aucun cas, responsable des violences qu'elle subit".

De son côté, le Fonds de garantie estime que, conformément à la loi, l'indemnisation devrait être limitée "en raison d'une faute de la victime".  Il explique en revanche avoir déjà versé une provision de 67.500 euros à cette femme, "bien qu'il y ait un appel".

Les avocats de la victime ont en effet fait appel. L'audience se tiendra le 27 mai 2019.