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Une marche à Firminy onze ans après la mort de Mohamed pour «demander justice »

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Près d'une centaine de personnes ont défilé ce lundi 6 juillet à Firminy (Loire), onze ans après la mort de Mohamed Benmouna durant sa garde à vue. La justice avait assuré que le jeune homme de 21 ans s'était suicidé et avait écarté la bavure policière. Sa famille n'y croit toujours pas.

Le rassemblement est parti du quartier de Mail à Firminy, quartier où vivait Mohamed, jusqu'au commisariat du Chambon-Feugerolles.
Le rassemblement est parti du quartier de Mail à Firminy, quartier où vivait Mohamed, jusqu'au commisariat du Chambon-Feugerolles. © Radio France - Julien Gonzalez

C'était il y a onze ans jour pour jour. Mohammed Benmouna était mort durant sa garde à vue pour une affaire d'extorsion de fonds. A l'époque, l'inspection générale de la police nationale avait été saisi, l'enregistrement vidéo avait été jugé inutilisable en raison de sa mauvaise qualité, l'autopsie n'avait révélé _"aucune trace de violence"_et la justice avait écarté toute bavure policière contre le jeune homme de 21 ans. Son décès avait provoqué des émeutes pendant plusieurs jours à Firminy, au Chambon-Feugerolles et à La Ricamarie (Loire).

Aujourd'hui, sa famille ne croit toujours pas au suicide. En particulier, sa maman, Malika. Elle était notamment des manifestations contre les violences policières à Saint-Etienne le mois dernier et ce lundi, elle a organisé cette manifestation pour « demander justice » pour son fils. Parce que pour elle, c'est clair : son fils a été tué pendant sa garde à vue. En 2010, un non-lieu avait été requis. Elle demande à ce que la justice rouvre le dossier.

"Gardé à vue, ça veut dire je te garde à vue, c'est pas je te tue !"

La maman de Mohamed a organisé cette manifestation 11 ans jour pour jour après la mort de son fils pour demander à rouvrir le dossier.

"Moi, je continue le combat. Non, c'est pas possible, mon fils ne s'est pas suicidé. Je ne veux pas entendre un non-lieu ou entendre que peut-être, qu'il se serait donné la mort. Jamais de la vie, moi je veux une justice, je veux la mise en examen de ces policiers qui ont tué mon fils ce jour-là. Gardé à vue, ça veut dire je te garde à vue, c'est pas je te tue !" Aux côtés de Malika, des amis de la famille et des habitants de Firminy. Ils arborentdes tee-shirts « Justice pour Mohamed ». Nadia est un soutien de la première heure.

"J'étais là il y a onze ans quand ce drame est arrivé et là je suis heureuse d'être venue pour remarcher pour Mohamed pour que justice soit faite. "

Présents pour la marche pour Mohamed il y a 11 ans, des proches et des amis comme Nadia ont tenu à être présents ce lundi pour montrer leur solidarité.

"J'étais là il y a onze ans quand ce drame est arrivé, on avait fait une marche. Et là, je suis heureuse d'être venue aujourd'hui et d'être parmi ces gens pour remarcher pour Mohamed pour que justice soit faite. En ce moment, dans toutes les villes, il y a plein de bavures policières, il y a plein d'abus de la part des fonctionnaires de police, ils jouent de leurs lois, de leurs statuts. Et à chaque fois qu'il y a des bavures policières, ou la caméra est trouble, ou la caméra ne fonctionne pas donc il faut arrêter avec ça." 

Un rassemblement qui a notamment compté sur la présence du maire fraîchement élu de Firminy Julien Luya venu écouter la maman de Mohamed au pied de l'immeuble de la famille.

"Être là et montrer que nous aussi on n'oublie pas ce triste événement de Firminy !"

Le maire fraîchement élu de Firminy Julien Luya était présent au début du rassemblement au bas de l'immeuble pour écouter la maman de Mohamed.

"C'est normal que quand il y a une manifestation comme celle-ci, avec beaucoup de tristesse, beaucoup d'émotion, que les autorités soient là pour encadrer, pour accompagner, sans prosélytisme, sans parti pris, juste pour être là et montrer que nous aussi on n'oublie pas ce triste événement de Firminy. Il y a besoin de retrouver ce lien entre le rôle de la police et également comment les citoyens ressentent ce lien qu'ils ont avec ceux qui sont censés les protéger donc il est important que l'autorité que peut représenter celle d'un maire, elle soit là pour créer ce lien, que ça se parle, qu'il y ait vraiment des échanges à ce niveau-là. "

Un rassemblement qui est parti aux alentours de 18 heures du quartier de Mail à Firminy et qui s'est terminé devant le commissariat du Chambon-Feugerolles, dans le calme, par une minute de silence.

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