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Faits divers – Justice

Une marche contre le viol à Poitiers et des Poitevines qui organisent leur sécurité sur les réseaux sociaux

vendredi 12 avril 2019 à 4:03 Par Rivière Isabelle, France Bleu Poitou et France Bleu

A Poitiers, les femmes s'organisent après le viol du 21-22 mars en plein centre-ville : elles échangent des conseils de sécurité sur les réseaux sociaux. Le collectif féministe du 8 mars pour sa part prévoit une marche contre le viol samedi dans la cité pictave.

Illustration manifestation contre les violences faites aux femmes.
Illustration manifestation contre les violences faites aux femmes. © Maxppp - Christophe Morin

Poitiers, France

A Poitiers, les féministes du collectif du 8 mars appellent à une manifestation contre le viol ce samedi. Le collectif donne rendez-vous à ceux qui le souhaitent à 11h30 devant l'Eglise Notre-Dame. L'idée, c'est ensuite de se rendre en cortège jusqu'à la rue des pouples, rue où une femme a été violée dans la nuit du 21 au 22 mars dernier. Son violeur court toujours. 

L'inquiétude se répand sur les réseaux sociaux

En attendant son arrestation,  sur Facebook, Karine, une Poitevine, appelle toutes les femmes à la plus grande prudence. Dans son long message posté le premier avril dernier, on peut y lire notamment : "Conseils pour nous protéger, les filles", ou encore "si vous vous faites coincer débattez-vous, tapez, courez et criez !"

Un post partagé plus de 1.700 fois. Et parmi la centaine de commentaires, beaucoup de conseils échangés entre les Poitevins sur comment réagir, comment prévenir.

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Capture écran - Capture écran

Les internautes s'échangent des conseils pour se protéger

Il y a par exemple Manuel qui propose de garder un sifflet sur soi pour donner l'alerte en cas d'agression. Une autre internaute, Milie, conseille, elle, d'avoir toujours une bombe de déodorant dans son sac pour pouvoir asperger son agresseur et lui piquer les yeux.  

Parmi toutes les réactions, un homme ajoute des photos pour expliquer les gestes de défense à réaliser en cas d'agression. Beaucoup ont aussi identifié des proches pour leur dire de faire attention. 

Assez de l'assignation sociale à résidence pour les femmes !

A Poitiers le collectif du 8 mars s'étonne qu'il n'y ait pas eu plus de réaction suite à ce viol de la fin mars. Selon ses membres, il est intolérable qu'il n'y ait même pas eu de rassemblement officiel pour dénoncer ce crime et soutenir la victime. Ce n'est pas normal non qu'aujourd'hui, les femmes ne puissent pas rentrer chez elles, seules en pleine nuit, qu'elle ne puissent pas s'habiller comme elles l'entendent. "C'est de l'assignation sociale à résidence, et ça, c'est intolérable !" dénonce l'un de ses membres. 

Pour le collectif, il faut parler des crimes faits aux femmes, des crimes de genre, car ils existent et en parler, c'est déjà imaginer des solutions pour y faire face.

Des arrêts à la demande ou des navettes "roses" la nuit

Plusieurs solutions peuvent être envisagées : des arrêts à la demande dans les bus la nuit, des navettes de genre réservées aux femmes, ou des vélos plus facilement accessibles la nuit. Le collectif propose en tout cas de penser la politique de la ville en tenant compte de cette réalité. 

Ce samedi le collectif du 8 mars organise une marche donc depuis la place Notre-Dame vers la rue des Pouples où un graffeur tracera au sol le symbole de la femme, une manière de se réapproprier le territoire et de soutenir les victimes de viols.