Faits divers – Justice

Une mère de famille poignardée à Avanton

France Bleu Poitou mardi 10 juin 2014 à 12:31 Mis à jour le mardi 10 juin 2014 à 13:37

La voisine de la victime a prévenu les genarmes
La voisine de la victime a prévenu les genarmes © Maxppp

Une jeune femme de 26 ans a été tuée d'une trentaine de coups de couteau ce lundi soir dans sa maison, à Avanton, près de Poitiers. Son compagnon a été mis en examen pour homicide volontaire par concubin. C'est l'une des deux fillettes du couple qui a donné l'alerte.

L'image restera longtemps gravée dans sa mémoire. A 20h ce lundi soir, une voisine voit surgir devant sa maison une enfant de trois ans et demi. Quasiment nue, la fillette a des traces de sang sur le corps. Décontenancée, la voisine la prend en charge. La petite fille, totalement paniquée, explique qu'elle veut aller à l'école pour y trouver sa maîtresse car sa maman est en sang. La voisine alerte aussitôt les gendarmes et s'occupe de l'enfant le temps que les secours arrivent.

Le compagnon mis en examen

Dans la maison, les gendarmes découvrent le corps de la victime, gisant dans la cuisine. Les gendarmes passent toute la nuit dans la maison, un pavillon neuf situé à 200 mètres de l'école. Le compagnon, un agent bancaire âgé de 27 ans, affirme au départ avoir découvert le corps de sa compagne à son retour à la maison. Finalement l'homme reconnait 24h plus tard avoir tué sa compagne.

Un déchainement de violence

C'est lors de la 2è nuit de garde à vue que le suspect explique aux gendarmes de la compagnie de Poitiers qu'il s'est disputé en début de soirée lundi avec son compagne. L'altercation dégénére très vite. Aux  coups de poings succèdent des coups de couteau. Une trentaine selon le médecin légiste du CHU de Poitiers. Tout cela alors que les deux fillettes du couple dorment dans leur chambre. Aucune d'elle n'a asssisté aux faits assure le père. C'est seulement après les faits que sa fille ainée sort de sa chambre et voit sa mère gisant au sol.

L'enfant entendu

Il la remet au lit et tente alors de dissimuler les traces du crime. Il se lave, met ses vétements souillés dans un sac plastique et part le cacher à quelques kilomètres de là. C'est pendant son son absence que sa fille s'enfuit de la maison pour trouver du secours. Dans ce dossier, les enquêteurs ont tout fait pour éviter de confronter le père au témoignage de sa fille. Celle-ci, entendue par une cellule spécialisée au CHU de Poitiers, ne laisse guère de doute sur l'identité du meurtrier présumé. Finalement c'est en le confrontant le suspect à ses propres contradictions que les gendarmes parviennent à le faire avouer. Mis en examen et écroué, il risque la prison à vie.

 

 

Partager sur :