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Faits divers – Justice

Une nouvelle agression de détenu à la prison de Metz

jeudi 31 janvier 2019 à 19:51 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

Un détenu de 25 ans, incarcéré pour une affaire de moeurs, a été violemment frappé début janvier à la prison de Metz. Une agression qui rappelle les plaintes de neuf autres détenus de Metz l'an dernier, pour des faits d'agression avec la complicité présumée de surveillants pénitentiaires.

La prison de Metz-Queuleu
La prison de Metz-Queuleu © Maxppp - Karim Siari

Metz, France

Encore une agression de détenu à la prison de Metz. Un homme de 25 ans en détention provisoire pour une affaire de moeurs a été frappé à la tête par un co-détenu début janvier dans leur cellule. Les faits remontent au week-end des 5 et 6 janvier. 15 jours d'ITT lui ont été prescrits. Une agression qui fait écho aux neuf plaintes déposées par d'autres détenus de Metz, comme l'avait révélé France Bleu Lorraine cet automne. Une information judiciaire a été ouverte en octobre dernier pour des faits d'agressions avec la complicité supposée de surveillants de prison.   

Mon client a eu 15 jours d'ITT, ce qui est beaucoup, il a eu notamment deux dents cassées

Dans les cas de l'an dernier et de ce début janvier, le profil des victimes est le même : il s'agit de "pointeurs", des détenus incarcérés pour des affaires de viol ou agression sexuelle, souvent très mal vus par les autres prisonniers. Toutes ces agressions se sont déroulées dans le quartier protégé de la prison, là où sont incarcérés en général les profils les plus fragiles. La dernière victime en date, qui souffre de schizophrénie, a été frappée violemment à la tête explique son avocate Me Marlène Schott : "Mon client a été frappé par un autre détenu, il en a résulté 15 jours d'ITT, ce qui est beaucoup, il a eu notamment deux dents cassées". 

Ce qui m'interpelle, c'est qu'il y a des caméras partout et qu'une telle agression ait pu avoir lieu

Dans cette affaire, les surveillants de prison ne sont pas soupçonnés de complicité, contrairement aux neuf plaintes de l'an dernier, où les victimes décrivaient des cellules ouvertes sciemment par les gardiens pour laisser entrer les agresseurs. Mais pour Me Schott, toutes ces agressions posent la question de la sécurité des détenus : "L'administration pénitentiaire est là pour assurer la sécurité des détenus. Ce qui m'interpelle, c'est qu'il y a des caméras partout dans le centre pénitentiaire et qu'une telle agression ait pu avoir lieu".  

L'homme qui a agressé son co-détenu début janvier a été condamné le 28 janvier à 12 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Metz. Concernant les neuf détenus qui ont porté plainte l'an dernier, un juge d'instruction doit les entendre prochainement. Certains commencent à s'impatienter.