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Faits divers – Justice

Nouvelle demande de remise en liberté dans l'affaire de la grotte sanglante de Sète

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Par , France Bleu Hérault

En juillet 2014, le corps en partie calciné de Patrick Isoird avait été retrouvé dans une grotte à Sète (Hérault), tué de deux balles. Rémi Chesne, mis en examen depuis mars 2016, demande à être remis en liberté.

Assassinat dans une grotte à Sète en juillet 2014
Assassinat dans une grotte à Sète en juillet 2014 © Maxppp - Vincent ANDORRA

Sète, France

Le principal suspect de l'affaire dite de la grotte sanglante va-t-il sortir de prison ? Réponse ce vendredi de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Montpellier. Rémi Chesne est en prison depuis le 31 mars 2016, soupçonné d'avoir tué Patrick Isoird, l'amant présumé d'un soir de sa femme. Son épouse qui, elle, a été retrouvée pendue en 2009. Patrick Isoird, la victime, a été retrouvé morte à Sète dans une grotte en juillet 2014, tué de deux balles et le corps en partie calciné.

Dans cette affaire, deux personnes sont mises en examen : Audrey Louvet, pour complicité d'assassinat, et Rémi Chesne, pour assassinat.  Depuis le début, Rémi Chesne se dit innocent et a donc demandé à être remis en liberté. L'audience a eu lieu jeudi à Montpellier.

"Je veux être avec ma famille. Vous finirez bien par vous rendre compte que je n'y suis pour rien." Rémi Chesne s'exprime en visioconférence depuis sa prison. "Vous dites que j'ai voulu me venger de ma femme, mais je ne savais pas qu'elle m'avait trompé avec Patrick Isoird. Certains disent que ma femme ne s'est pas suicidée et que je l'aurais tuée, mais si cétait le cas, l'État ne m'aurait pas autorisé à l'incinérer. Vous parlez de mots clés recherchés sur mon portable, "alibi", "grotte", "cartouches", "essence". Mais c'était pour des cartouches d'encre. Essence, c'est la marque de maquillage de ma fille."

"C'est une affaire fantasmagorique, une comédie maléfique" selon l'avocat de la défense. "Il n'y a aucun élément objectif dans ce dossier, il n'y a que le témoignage recueilli par l'émission de télé de Morandini sur NRJ 12 diffusé en mars 2016 d'une femme qui dit qu'Audrey Louvet lui a dit que pour attirer la victime dans la grotte, elle lui avait proposé une gâterie, qu'elle avait reçu 100 euro pour cela de la part de Rémi Chesne laissant la victime avec deux hommes armés. Je n'ai jamais vu ça. Mon client est en prison depuis 1008 jours à la suite d'une émission de télé." La défense poursuit : "Il faut savoir à qui appartient l'ADN retrouvé sur un mégot sur place"

Pour l'avocat général, Rémi Chesne a toutes les raisons de fuir puisqu'il sait qu'il encourt la perpétué. Il demande donc le maintien en détention.