Faits divers – Justice

Une partie de l'usine Aquitab a brûlé cette nuit près de Bergerac

Par Martin Cotta, France Bleu Périgord vendredi 6 juin 2014 à 15:41

L'entrée de l'usine Aquitab, incendiée ce vendredi 6 juin 2014
L'entrée de l'usine Aquitab, incendiée ce vendredi 6 juin 2014 © Radio France - Martin Cotta

Vers 3h30 dans la nuit de vendredi, les flammes ont brûlé une partie de l'usine à Saint-Félix-de-Villadeix, fabricant des pastilles de chlore pour les piscines. Une très mauvaise nouvelle à l'aube de la saison estivale. L'usine est à l'arrêt et ses salariés sont dans l'attente.

Cela été un drôle de réveil pour le chef de production de l'usine Aquitab de Saint-Félix-de-Villadeix. Vers 3h30, l'alarme incendie du site a sonné réveillant l'homme qui n'a pu que constater le départ de flammes quelques minutes plus tard. C'est en fait un silo de ventilation qui a pris feu pour des raisons encore inconnues. Le sinistre arrive en tout cas au pire des moments : juste avant le début de l'été, une période où les piscines sont bien remplies un peu partout en Dordogne et où l'on a besoin de petites pastilles de chlore. Heureusement pour l'entreprise, l'essentiel de sa production a déjà été réalisée depuis le mois de janvier. "Mais s'il fait beau il va falloir réapprovisionner les pisciniers " explique Fabien Dubut, technicien de maintenance chez Aquitab depuis plus de 20 ans.

Aucun risque chimique

Fort heureusement, les flammes n'ont pas touché les stocks de chlore. Cela aurait eu des conséquences plus fâcheuses car il aurait fallu évacuer complètement la zone voire même la commune de Saint-Félix-de-Villadeix. Mais il n'y a finalement aucun risque chimique, les populations sont donc hors de danger. Quelques nuages de fumée blanche couvraient encore le site en milieu de matinée mais pas assez pour s'en inquiéter. 55 pompiers au total ont été mobilisés pour éteindre le feu.

Chômage technique pour les salariés ?

Une chose est sûre : l'usine n'est plus en état de marche pour une durée encore indeterminée. La reprise n'est pas prévue avant la semaine prochaine. Le processus de nettoyage va être long : "On va regarder ce qu'on a fabriqué les jours précédents, on va observer les traces de feu qu'il y a sur notre système de ventilation pour comprendre ce qui s'est passé. On va faire notre petite enquête, voilà ", décline tranquillement le patron de l'usine Philippe Gallois. Ce dirigeant pourra compter sur sa vingtaine de salariés, réquisitionnés pour relancer l'activité, avec un impératif : le faire avant cet été. Malheureusement, quelques intérimaires devraient partir et ne pourront pas continuer l'aventure au sein d'Aquitab.