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Une patiente accuse un cabinet d'infirmières de Bandol d'escroquerie à la Sécurité sociale

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Par , France Bleu Provence

Une patiente de 76 ans, suivie pendant près de deux ans par un cabinet de 4 infirmières de Bandol vient de dénoncer à la Caisse Primaire d'Assurance-maladie du Var toute une série de facturation de soins dont elle dit ne pas avoir bénéficié. Le préjudice porterait sur plusieurs milliers d'euros.

Une infirmière pratiquant un geste médical (photo d'illustration)
Une infirmière pratiquant un geste médical (photo d'illustration) © Maxppp - T. THOREL

Lisette a 76 ans, et toute sa tête. Et elle ne décolère pas face à ce qu'elle considère être "une arnaque" après avoir reçu fin juin une liasse de 45 pages de remboursements émise par la Caisse Primaire d'Assurance Maladie du Var. Elle a adressé un courrier recommandé à la CPAM après avoir constaté des remboursements de soins dont elle dit ne jamais avoir bénéficié.

La direction de la Sécurité sociale confirme que le dossier est en cours d'investigation. La retraitée, qui s'estime abusée, a également fait un signalement au Procureur de la République de Toulon.

La démarche de la patiente est simple.  Elle ne comprend pas pourquoi "elle coûte si chère à la Sécu" dit-elle. Alors elle détaille, ligne après ligne. Et ce qui saute aux yeux, c’est déjà le nombre de soins. Certes la septuagénaire dispose d'une ordonnance du médecin pour trois soins quotidiens. Mais Lisette affirme que les infirmières ne sont venues qu’une fois par jour. "Le reste du temps je faisais moi-même mon relevé de glucose et je le notais pour qu’elles le reportent dans leur cahier" détaille la diabétique. Pourtant, plus d’un soin est facturé avec évidemment les déplacements. 

Autre élément qui pose question : la majoration pour des heures de nuit. Par exemple, 59 lignes à 9,15 euros pour des soins administrés après 20h entre le 1er mars et le 30 avril dernier pour la même infirmière. "Sauf qu’elle n’est jamais venue après 18h30, maxi 19h. Et en tout cas, à 20h, elle était déjà partie" affirme la patiente. Même chose pour une autre des quatre infirmières. D'ailleurs même si les quatre praticiennes de ce cabinet se déplaçaient indifféremment l’une ou l’autre, seulement deux noms figurent comme bénéficiaires des remboursements. 

Nous leur avons donc posé toutes ses questions pour tenter de comprendre.  L’une d’entre elle a préféré nous raccrocher au nez à deux reprises sans répondre aux interrogations qui venaient de lui être soumises. Une autre a évoqué des heures de nuit commençant à partir de 19h (semblant méconnaître par conséquent le principe des 20h. Principe selon la direction de la CPAM qui doit être en plus prescrit par un médecin, ou selon une exigence particulière du patient). Puis cette infirmière a raccroché en indiquant qu’elle allait rappeler, sans finalement donner suite.

La direction de la Caisse Primaire d'Assurance-maladie du Var que nous avons jointe par téléphone confirme l'existence d'un dossier en cours d'investigation. Le Parquet de Toulon a également été informé.

Lisette, quant à elle, espère avoir des réponses. "Je suis outrée, parce que je me dis que des infirmières libérales qui sont considérées comme des personnes sur lesquelles on a une confiance presque absolue, ça mérite d'être mis à jour. Parce que ce problème-là, il doit exister pour beaucoup d'autres personnes. Et quand on nous dit que tel soin est de moins en moins bien remboursé, ou que tel autre ne va plus l'être, ça n'est pas comme ça que l'on va s'en sortir" conclut la retraitée remontée.

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