Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Une plainte pour "tortures aggravées" après l'interpellation policière filmée à Saint-Ouen

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

L'homme interpellé vendredi 9 août à Saint-Ouen (Seine-Sait-Denis) a décidé de porter plainte contre les policiers pour "tortures aggravées". D'après le parquet de Bobigny, trois enquêtes sont en cours sur des interventions menée par la même unité de police.

Police nationale. Photo d'illustration
Police nationale. Photo d'illustration © Radio France - Maxppp

Saint-Ouen, France

L'interpellation musclée avait été filmée et postée sur les réseaux sociaux et avait déjà conduit le parquet de Bobigny à saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). L'homme interpellé, vendredi dernier, dans la cité Cordon à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) a décidé de déposer plainte pour "tortures aggravées", selon les informations de nos confrères de France 3.

Des coups de taser

Dans un premier temps, l'interpellé, qui s'est vu prescrire une ITT (incapacité totale de travail) de trois jours, a déposé plainte contre les policiers de la CSI 93 (Compagnie de sécurisation et d'intervention) pour "violences volontaires aggravées". Mais aujourd'hui, il va plus loin et dénonce dans sa plainte des "tortures aggravées par les circonstances que les faits ont été commis avec usage ou menace d'une arme par une personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions".

Selon l'avocat de cet homme, Yassine Bouzrou, les violences à l'encontre de son client se sont poursuivies dans le fourgon qui l'emmenait au commissariat. La victime affirme avoir été "étranglé" et avoir "reçu de nouveau des coups de pieds à la tête" ainsi que "plusieurs coups de pistolet à impulsion électrique (taser) sur ses organes génitaux".

Trois enquête en cours sur la même unité de police

Selon France 3, les policiers reconnaissent l'utilisation d'un taser, sans indiquer quelle partie du corps est concernée. Les syndicats de police décrivent une interpellation particulièrement difficile.

Quelques heures après cette arrestation, et toujours à Saint-Ouen, des policiers de la même unité ont également été mis en cause pour une autre interpellation de deux jeunes. Des témoins affirment que ces derniers ont été amenés dans un hall d'immeuble et frappés. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny (mais sans saisine de l'IPGN). Parallèlement, un policier a déposé plainte pour violences volontaires commises par ces jeunes.

Enfin, d'après le parquet de Bobigny, une troisième enquête est en cours pour des accusations de violences lors d'un contrôle d'identité.  Selon Le Parisien, un jeune assure avoir déposé plainte auprès de l'IGPN. Le parquet, contacté par France Bleu Paris, ne nous a pas confirmé cette saisine.