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Faits divers – Justice

Une première journée éprouvante au procès du meurtrier présumé de Théo

lundi 21 janvier 2019 à 20:53 Par Benjamin Billot, France Bleu Creuse et France Bleu

Jean Bera, 67 ans, passe devant les assises de la Creuse depuis ce lundi. Il est accusé d'avoir tué Théo, un jeune de 18 ans, en août 2016 à Chambon-sur-Voueize, d'un coup de fusil de chasse pendant une altercation démarrée pour un motif futile.

Le tribunal de Guéret
Le tribunal de Guéret © Alexandre Chassignon - Radio France

Guéret, France

Jean Bera, 67 ans, passe devant la Cour d'assises de la Creuse depuis ce lundi. Il est accusé d'avoir tué Théo, un jeune de 18 ans, en août 2016 à Chambon-sur-Voueize, d'un coup de fusil de chasse pendant une altercation qui a démarré pour un motif futile. Ce jeune héraultais était en vacances chez son père qui avait un conflit de voisinage avec Jean Bera, pour une histoire de chien qui urine au mauvais endroit.

Le sexagénaire est accusé d'homicide volontaire. Il n'a pas montré le début d'une pointe de compassion pour la famille de Théo, détruite par le drame. 

Contraste entre la dignité de la famille de la victime et les ricanements de l'accusé

Tout au long de cette première journée d'audience, le contraste est frappant, entre la douleur et la dignité de la famille de Théo et l'attitude ricanante et arrogante de Jean Bera. Celui-ci reconnait pourtant être l'auteur du tir mortel, mais pendant l'enquête il a affirmé que ce geste n'était pas volontaire, Théo l'ayant selon lui empoigné au col au moment du drame. 

Face à la mère, au père, au frère et à la soeur de Théo, alignés en face de lui, il ne semble pas concerné plus que cela par le procès, il invoque sa surdité pour ne pas répondre aux questions que lui pose la Cour et il bredouille des réponses incompréhensibles.

Une scène glaçante

Une attitude qui a atteint un paroxysme glaçant alors que la mère de Théo exprime à la barre l'intolérable douleur provoqué par la mort de son fils. C'est le moment que choisi Jean Bera pour ricaner une nouvelle fois. En voyant cela le Président de de la Cour lui demande ce qu'il a dit. L'accusé se lève alors, et a cette phrase inimaginable compte tenu de la situation, en désignant la mère de Théo, avec un sourire venu d'on ne sait où :  "J'ai l'impression qu'elle m'en veut"

Cinq minutes plus tard, le Président de la Cour met fin à l'audience. Elle se poursuit ce mardi matin avec l'audition des témoins. L'accusé encourt 30 ans de réclusion criminelle.