Faits divers – Justice

Une procédure judiciaire lancée par les copropriétaires lésés dans le projet immobilier Grand phénix du Lioran

Par Géraldine Marcon, France Bleu Pays d'Auvergne vendredi 7 février 2014 à 12:26

La station de ski du Lioran dans le Cantal
La station de ski du Lioran dans le Cantal © MaxPPP-Jean-Louis Pradels-La dépêche du Midi

Ils sont 178 copropriétaires a se lancer dans la bataille juridique contre la Banque populaire du Sud. Ils considèrent que cette banque est garante de l'achèvement des travaux de la résidence Grand phénix du Lioran dans le Cantal. Les travaux qui avaient démarré en 2006 ne sont toujours par terminés.

Une très longue attente pour 178 copropriétaires dans le Cantal . En 2006 ils avaient acheté sur plan des appartements de la résidence trois étoiles Grand phénix située dans la station de ski du Lioran. Prévus pour être livrés au début de l’année 2007, ils ne sont toujours pas terminés . Une situation liée à la mise en redressement judiciaire du promoteur mais aussi à des infractions au code du travail.

La Banque populaire du Sud qui est la garante de la réalisation des travaux refuse aujourd’hui de les terminer. En 2011, elle semblait pourtant d'accord pour finaliser le projet mais les travaux entrepris ont été arrêtés au printemps. La banque estime que la situation actuelle n’est pas de sa responsabilité.

"On veut avoir notre bien et un dédomagement pour le préjudice subi"

Depuis 2013 les propriétaires lésés, [constitués en associatio]( http://www.grandphenix-lioran.fr/)n, se battent pour obtenir que les appartements soient terminés avant la fin de l’année 2014, date de la fin de validité du permis de construire. Pour eux la banque fait preuve d’un acharnement procédurier.

propoprio pad

La plupart des copropriétaires avaient acheté ces appartements pour les louer et avoir un revenu complémentaire, mais sept ans après la fin des travaux prévus, rien ne peut être loué et les emprunts eux doivent être honorés. Nombre d’entre eux se retrouvent dans des situations financières difficiles.

"Rien en permet de conclure à une quelconque responsabilité de la banque dans cette affaire"

La justice doit se prononcer dans cette affaire, le tribunal de grande instance de Paris a été saisi par l’association de défense des copropriétaires, il devra dire si la banque a l’obligation de terminer le chantier. Le tribunal qui a renvoyé l’audience ce jeudi 6 février devrait trancher dans cette affaire à la fin de l’année .

 

maitre brin

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