Faits divers – Justice

Une semaine après l'incendie mortel à Nice, toujours de nombreuses questions

Par Noémie Bonnin, France Bleu Azur lundi 30 janvier 2017 à 21:36

La résidence a brûlé mercredi 25 janvier 2017 à Nice.
La résidence a brûlé mercredi 25 janvier 2017 à Nice. © Maxppp - Jean-François Ottonello

L'affaire de l'incendie à Nice, dans lequel une petite fille de cinq ans est décédée mercredi dernier, continue d'interroger la justice, notamment sur les conditions de logement de la famille.

Près d'une semaine après l'incendie, boulevard Pasteur à Nice, le drame comporte encore des zones d'ombres. L'enquête de la Sûreté départementale est toujours en cours et elle va devoir éliminer plusieurs hypothèses.

Une autopsie sur le corps de la petite fille va être effectuée, pour écarter toute mort qui ne serait pas due au feu. Ensuite, l'enquête va tenter de comprendre pourquoi l'appartement n'avait plus d'électricité, vérifier qu'il y avait une bougie allumée et que c'est bien elle qui est à l'origine du sinistre.

Pourquoi la fillette se trouvait-elle seule dans cet appartement ?

À l'heure actuelle, le procureur le dit, il ne sait pas grand-chose et se pose beaucoup de questions. Il a donc chargé la Sûreté départementale d'enquêter. L'idée n'est pas forcément de trouver des coupables, mais peut-être de dégager des responsabilités. Pourquoi la fillette se trouvait-elle seule dans cet appartement ? Pourquoi six personnes s'entassaient-elles dans un logement de 36 mètres carré ? Pourquoi cette famille n'avait-elle pas de logement social ?

Le directeur de la société qui gère cette résidence a accepté de parler à France Bleu Azur, avant d'être auditionné par la police. Il n'a pas souhaité parler de l'enquête mais se défend : "Lorsqu'on a loué cet appartement en 2012, la dame avait deux garçons, ils étaient donc trois. 36 mètres carré pour trois, ce n'est pas très grand, mais c'est digne", explique Jacques Albisty. "Il s'avère que depuis, ça a évolué. Une petite fille est née et puis un bébé est arrivé et puis un compagnon est là. On s'est retrouvé de trois à six personnes dans l'appartement."

Jacques Albisty, le directeur de la société qui gère la résidence se défend.

L'enquête risque d'être longue et délicate, face à un drame qui a marqué la centaine d'habitants de cet immeuble niçois et plus généralement tout le quartier.