Faits divers – Justice

VIDEO - Une simulation d'attaque terroriste au lycée Schwartz de Pompey

Par Cédric Lieto, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu mardi 8 novembre 2016 à 19:13

Les gendarmes sont intervenus pour un exercice au lycée Schwartz de Pompey ce mardi 8 novembre 2016
Les gendarmes sont intervenus pour un exercice au lycée Schwartz de Pompey ce mardi 8 novembre 2016 © Radio France - Cédric Lieto

Une attaque terroriste simulée ce mardi 8 novembre au lycée Schwartz de Pompey, en Meurthe-et-Moselle. Il s'agissait d'un exercice pour les 260 élèves, les enseignants mais aussi les forces de l'ordre et les pompiers.

C'est l'une des conséquences des attentats survenus en France depuis janvier 2015. Les exercices de simulation d'attaques terroristes se multiplient désormais, notamment dans les établissements scolaires depuis la rentrée 2016. Ce mardi 8 novembre, c'est à Pompey, au lycée Schwartz, que l'Education nationale, les forces de l'ordre et les pompiers ont décidé de s'entraîner.

Deux assaillants au lycée

Le scénario est simple : il prévoit l'intrusion de deux terroristes, munis d'armes factices. Ils font plusieurs victimes avant de prendre en otage des élèves dans une salle de classe. Dans ce cas, pour ne traumatiser personne, ce sont des gendarmes qui font office de victimes.

Les armes des "terroristes" sont évidemment factices - Radio France
Les armes des "terroristes" sont évidemment factices © Radio France - Cédric Lieto

Les premiers gendarmes, en intervention ceux-là, arrivent sur place quelques minutes plus tard. Ils ont un rôle déterminant pour l'adjudante Sandra Gallais, référente sûreté des gendarmes de Meurthe-et-Moselle :

C'est vraiment de voir ce qu'il se passe, pourquoi l'alerte a été donnée, savoir combien ils sont, savoir s'il y a des blessés et dans la mesure du possible, neutraliser les terroristes."

Prise d'otages

Au bout de plusieurs minutes, ce sont les gendarmes du peloton de surveillance et d'intervention de gendarmerie de Nancy qui progressent dans l'établissement pour mettre un terme à une prise d'otages.

Des lycéens dissipés

Pendant ce temps, les élèves sont confinés puis évacués. Des lycéens qui ne prennent pas forcément l'exercice au sérieux et ça a le don d'agacer Alexandra Thomas, la conseillère principale d'éducation de l'établissement :

Plutôt qu'une prise de conscience sur le risque qui est réel, c'est devenu un jeu. Certains ont tenté de quitter le lieu d'évacuation pour être au plus près de l'action. C'est un peu décevant."

L'idée, c'est aussi de faire travailler pompiers et forces de l'ordre ensemble. Ainsi, c'est sous la protection de gendarmes que les secours ont pénétré dans l'établissement pour assister les "victimes". Cet exercice est aussi l'occasion de se servir de l'énorme base documentaire qu'est en train de constituer la gendarmerie. Tous les sites sensibles (établissements scolaires, centres commerciaux, salles de spectacle) sont en train d'être répertoriées dans le département et cartographiées. Cela permettra, en cas d'attaque, aux forces d'intervention d'arriver sur place avec une parfaite connaissance des lieux.