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Faits divers – Justice

Une simulation d'attentat au centre commercial des Clairions à Auxerre

dimanche 10 juin 2018 à 21:04 Par Bruno Blanzat, France Bleu Auxerre

Policiers, gendarmes, pompiers, service de secours, personnels de la préfecture... Plus de 200 personnes ont pris part à un exercice attentat grandeur nature dimanche après-midi au centre commercial des Clairions d'Auxerre (Yonne).

La voiture des assaillants, vers laquelle une explosion a été simulée, avant que ces derniers ne pénètrent dans le centre commercial
La voiture des assaillants, vers laquelle une explosion a été simulée, avant que ces derniers ne pénètrent dans le centre commercial © Radio France - Bruno Blanzat

Auxerre, France

Tout se joue à l'intérieur du centre commercial, tout près des caisses. "Nous avons, on pense, deux assaillants qui ont tiré dans la foule souligne Julia Capel-Dunn la directrice de cabinet du préfet de l'Yonne qui prend part à l'exercice depuis le PC sécurité, situé à 500 mètres de là. On a d'abord entendu une exposition puis des coups de feux. Le bilan provisoire est d'une vingtaine de victimes plus ou moins grièvement blessées." La voiture des assaillants, une Punto rouge, portes et coffre ouverts, est stationnée sur le parking. Un robot, équipé d'une caméra, vient l'inspecter pour être certain qu'il n'y ait pas d'explosif à l'intérieur.

Pour ne prendre aucun risque en cas d'explosion, les forces de l'ordre s'aident d'un robot équipé d'une caméra - Radio France
Pour ne prendre aucun risque en cas d'explosion, les forces de l'ordre s'aident d'un robot équipé d'une caméra © Radio France - Bruno Blanzat

Un exercice qui dure plus de quatre heures 

Pendant que les forces de l'ordre donnent l'assaut à l'intérieur du centre commercial, une policière, blessée, est évacuée sur un brancard vers le PMA (Poste Médical Avancé), situé en contre-bas, de l'autre côté de la route. Un hélicoptère du SAMU vient de s'y poser. Les blessés y seront accueillis un peu plus tard. Un PC est aussi mis en place à la préfecture de l'Yonne à Auxerre. Les informations concernant l'attentat, sur le nombre de victimes, les assaillants, etc... y sont envoyées toutes les quinze minutes.

L'exercice attentat, comme si vous y étiez

Un exercice, de plus de quatre heure qui est nécessaire. "Oui, cela sert vraiment à quelque chose souligne Julia Capel-Dunn. On a pu malheureusement le constater dans tous les attentats en France depuis 2015. Entre les premiers attentats et les derniers, des réflexes ont été acquis par les différentes forces d'intervention qui sont absolument indispensables. C'est la mobilisation des uns et des autres dans des temps raisonnables,  la bonne articulation entre les forces de l'ordre puis ensuite, les forces de secours. Sachant que l'on a quatre chaines: les forces de l'ordre, celles de secours, les forces médicales et la chaine judiciaire."

Un poste médical avancé a été mis en place, afin d'accueilir et de soigner les blessés - Radio France
Un poste médical avancé a été mis en place, afin d'accueilir et de soigner les blessés © Radio France - Bruno Blanzat

"Il ne faut pas non plus être anxiogène mais avoir en tête que cela peut arriver partout" - Julia Capel-Dunn, directrice de cabinet de la préfecture de l'Yonne

En plus des 75 policiers, 14 gendarmes et 63 pompiers, des dizaines de membres des forces de secours ou de la préfecture, cet exercice a mobilisé une soixantaine d'"acteurs". Les écoliers policiers, gendarmes et CRS ont joué les victimes et les assaillants lors de cet exercice qui est le quatrième effectué dans l'Yonne ces dernières années, après des simulations dans les communes de Noyers sur Serein et Montréal et au collège de Paron.

"Il n'y a pas de risque particulier d'attentat dans l'Yonne" selon Julia Capel-Dunn, la directrice de cabinet de la préfecture de l'Yonne

_"Il n'y a pas de risque particulier sur le département de l'Yonne_, c'est important de le rappeler souligne la directrice de cabinet de la préfecture de l'Yonne. En même temps, on n'est absolument pas à l'abri d'un évènement comme celui-ci (une attaque dans un centre commercial). Je citerai Trêbes, qui s'est déroulé récemment (le 18 mars 2018, faisant 4 morts, avec une attaque aussi à Carcassonne) dans une zone peu urbanisée et dans une grande surface. On doit donc tous s'entraîner, se former, se mobiliser. Il ne faut pas non plus être anxiogène mais avoir en tête que cela peut arriver partout. Il faut donc que nous puissions acquérir les bons réflexes quand cela arrive et que, même si ce n'est pas le but de l'exercice d'aujourd'hui, la population elle aussi, puisse avoir de bons réflexes dans ce type de situation."