Faits divers – Justice

Soixante personnes surveillées pour radicalisation dans le Finistère

Par Annaïg Haute, France Bleu Breizh Izel lundi 19 décembre 2016 à 6:32

Véhicule de police.
Véhicule de police. © Radio France - Image d'illustration.

Les services de renseignements estiment que parmi eux, une douzaine de cas sont problématiques. Dans le viseur de la Préfecture du Finistère notamment les cas d’auto-radicalisation.

Alors que l'état d'urgence a à nouveau été prolongé la semaine dernière, France Bleu Breizh Izel se pose la question de la réalité de la radicalisation dans le Finistère.

Une trentaine de cas à Brest

Il y a une soixantaine de personnes sous surveillance, essentiellement à Brest où trente cas sont recensés. Ils sont dix à Quimper. Les villes de Morlaix et Lesneven sont également concernées. Plusieurs profils chez ces radicalisés potentiels. Il y a ceux qui sont signalés par des proches qui s’inquiètent et contactent la cellule d'alerte nationale. Et puis il y a les cas détectés au niveau local par les services de renseignements. Souvent les cas les plus problématiques.

L'auto-radicalisation inquiète les autorités

La grosse inquiétude en ce moment dans le Finistère, c'est le phénomène d'auto-radicalisation. Des apprentis djihadistes qui se radicalisent seuls derrière leurs écrans d'ordinateurs ou alors des petits groupes qui se retrouvent sur les réseaux sociaux après s’être connus à l'école.

Une douzaine de cas préoccupants

Au total, dans le Finistère, les autorités estiment qu'il existe une douzaine de cas préoccupants.