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Une sordide histoire de maltraitance à Montblanc dans l'Hérault

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Par , France Bleu Hérault

Une mère de famille et son compagnon ont été placés en détention provisoire à Béziers. Ils sont accusés de maltraitance sur une fillette de 13 ans, décédée en août 2020 à Montblanc dans l'Hérault. Les voisins se disent horrifiés et culpabilisent de n'avoir rien vu.

MontBlanc (Hérault)
MontBlanc (Hérault) © Radio France - Stéfane Pocher

Une mère de famille de 51 ans a été placée en détention provisoire cette semaine par le parquet de Béziers, un peu plus de huit mois après le décès de sa fille de 13 ans. Amandine, issue d'une fratrie de quatre enfants est décédée d'un arrêt cardiaque en août 2020, à son domicile, à Montblanc dans le Biterrois. À l’époque, le médecin légiste avait émis un obstacle sur la cause du décès. L'enfant pesait, d’après les secours, à peine 30 kilos pour 1,45 mètre. 

Sa mère originaire des Yvelines est soupçonnée de mauvais traitements incluant la malnutrition d’après l'AFP. Cette dernière qui tenait une boutique d'ongles et le beau-père des enfants ont été mis en examen pour le crime de privation de soins d'aliments suivie de mort d'une mineure de moins de 15 ans. 

Amandine, cheveux noirs coupés au carré, était très discrète, toujours très polie

Cette famille vivait dans une très modeste demeure en plein centre-ville de Montblanc, dans une maison de 90 mètres carrés sur trois niveaux, sans jardin. La plus grande des enfants, issue d'une première union ne vivait pas ici. Depuis ce drame, le couple avait déménagé à Mèze, au bord de l'étang de Thau. 

Dans cette ruelle, les rares voisins sont tous étonnés des accusations portées

Les voisins avaient connaissance du décès d'Amandine. Mais sont tous très surpris, étonnés, horrifiés des accusations portées. C'était une famille très discrète. Les enfants polis ne sortaient jamais. Il n'y avait aucun cri. Aucune dispute nous raconte une voisine. "Celle que l'on voyait le plus, c'est la plus grande. Elle sortait les chiens, tous les matins à 7 heures avant d'aller à l'école."

"Les enfants étaient toujours enfermés. Pourtant la ruelle est calme. Ils étaient en sécurité ici. J'ai toujours été surprise qu'ils restent à l'intérieur."

Ici aucun des voisins ne parle de maigreur. "Amandine était fine, mais petite. Nous n'avons jamais été choqués de son apparence."

"L'adolescente a été scolarisée dans un établissement spécialisé" dit une autre voisine. "Une fourgonnette du Conseil départemental venait chaque jour la récupérer". La mère de l'enfant s'était visiblement confiée dans son entourage au sujet du décès de sa fille. Une autre voisine explique ''que l'enfant était malade et souffrait d'une leucémie', ce qui pourrait expliquer les raisons de cette maigreur, de sa perte de cheveux et de ses dents.

"Les enfants étaient cloîtrés dans un appartement dans un état déplorable, avec trois chiens et de nombreux chats."

La maison, qui appartiendrait à la mère des enfants, était en vente depuis plusieurs mois dans une agence immobilière de Montblanc. La façade extérieure a été rénovée. Mais un acheteur potentiel évoque un logement en mauvais état. Ce que nous avons pu constater. 

"Comment ont-ils pu vivre dans un appartement pareil avec trois enfants et autant de bêtes."

D'apparence, la mère des enfants était toujours très coquette, très bien habillée. Mais seulement une apparence rajoute un voisin.

"En la croisant dans la rue, jamais vous n'auriez imaginé qu'ils vivaient dans un tel taudis."

Son compagnon était plutôt baba cool. Les enfants, respectueux des parents. Pas un mot plus haut que l'autre. Étaient-ils sous l'emprise des parents s'interroge un voisin de l'adolescente. La plus grande des enfants ne vivait pas avec eux mais revenait de temps en temps explique un voisin. Le couple s'était installé ici un peu avant 2015, avant de déménager après le drame, à Mèze où la mère a été arrêtée.

"La maltraitance, si elle est avérée, ne m'étonne pas vu l'état de la maison rajoute un autre voisin. 

''Je m'en veux de n'avoir rien vu, on ne connaît pas assez ses voisins, la mère était très soignée."

La grande sœur aurait été placée sous contrôle judiciaire pour non-dénonciation des faits. Les deux autres placés dans une famille d'accueil. Le parquet de Béziers n'a pas donné suite à nos sollicitations.

Selon Midi Libre, l'adolescente aurait vécu un véritable calvaire les mois précédents son décès. Des sévices physiques et psychologiques dont auraient souffert tous les membres de la famille.

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