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Faits divers - Justice

Une surveillante agressée par une détenue à la prison de Riom

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu

Mardi, en fin d'après-midi, une surveillante du Quartier Femme a été agressée par une détenue. Le syndicat Force Ouvrière a demandé le transfert de celle-ci et une sanction disciplinaire "exemplaire".

Le centre pénitentiaire de Riom (Puy-de-Dôme)
Le centre pénitentiaire de Riom (Puy-de-Dôme) © Radio France - Dominique Manent

Riom, France

Les faits ont eu lieu en fin d'après-midi, à l'issue d'un parloir famille. La détenue, une jeune femme de 20 ans, cachait sur elle des substances illicites : on retrouvera sur elle, après-coup, un gramme de cannabis, quatre grammes d'herbe, et deux fioles de parfum.

C'est parce qu'elle détenait tout cela que la tension est montée. Une surveillante repère alors un sachet plastique, et demande à la prisonnière de lui remettre, ce que celle-ci refuse très sèchement. Contrôlée, la détenue s'est alors rebellée, décochant plusieurs coups de poing au visage de la surveillante.

Finalement maîtrisée, grâce à l'intervention de renforts, la jeune femme de 20 ans a été placée en prévention, au Quartier Disciplinaire. Le syndicat Force Ouvrière, qui "condamne ce nouvel acte de violence envers le personnel", a demandé "le transfert de cette détenue à l'issue de sa sanction disciplinaire, qui doit être exemplaire." 

Samia, surveillante au quartier femmes de Riom, se désole qu'elle et ses collègues aient "de moins en moins de pouvoir sur les détenus. Ils ont moins peur de nous et la prison ne fait plus peur du tout, donc on en arrive à ces agressions". Selon elle, "c'est un problème de justice. Selon les peines infligées, ils n'ont plus peur. Ces peines sont minimisées, et quand ils entrent chez nous, c'est le Club Med, on est nourris, logés, blanchis. Ils nous le disent d'ailleurs : on est en vacances." Une situation de défiance de l'autorité "frustrante" pour le personnel pénitentiaire, qui réclame "un peu plus de forme, durcir un peu plus le ton, et que les juges, quand ils prononcent les peines, leur enlèvent quelques droits, afin de leur montrer que ce sont les surveillants qui décident et pas l'inverse", réclame Samia.

"Maintenant, je ne marche plus devant un détenu, mais derrière. J'ai plus d'appréhension en ouvrant une porte : qu'est-ce qui va m'arriver ? Les prisonniers peuvent tout faire. On n'est plus à l'abri de rien" - Samia, surveillante au centre pénitentiaire de Riom

La surveillante précise que si ce genre de situation arrive aussi bien chez les femmes que chez les hommes, il est plus difficile de contrôler une femme. "La gestion n'est pas du tout la même, elle est incomparable. Une femme déterminée le reste, elle ira jusqu'au bout. Un homme déterminé a des appréhensions. Les femmes sont plus teigneuses, il faut être plus patient, plus ferme, car sinon, ça peut aller très vite, comme mardi. Un homme réfréné dans ses ardeurs sera bougon, voire insultant, mais il va se calmer. Une femme ne reviendra pas sur sa décision", décrit-elle.

"On n'a pas grand-chose pour nous, à part notre uniforme. On manque de moyens" - Samia, surveillante au centre pénitentiaire de Riom

C'est la deuxième agression de surveillant en un mois au centre pénitentiaire de Riom. Le 6 novembre dernier, un détenu avait aussi porté des coups de poing au visage d'un surveillant. Le lendemain avait eu lieu un rassemblement spontané des surveillants, en soutien de leur collègue et pour dénoncer la multiplication des agressions.

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