Faits divers – Justice

Une tentative d'assassinat sans réel mobile devant les assises de la Moselle

Par Cécile Soulé, France Bleu Besançon et France Bleu Lorraine Nord lundi 25 janvier 2016 à 6:22

Le procès débute ce lundi 25 janvier aux assises de la Moselle
Le procès débute ce lundi 25 janvier aux assises de la Moselle © Maxppp - Gilles Wirtz

Une tentative d'assassinat devant les assises de la Moselle ce lundi 25 janvier: une Messine de 32 ans devait passer de vie à trépas le 9 juin 2014 à Novéant. Ce terrible scénario, ce sont deux habitants du Jura qui l'ont fomenté, un homme de 61 ans et une jeune femme de 20 ans.

Les deux accusés, Dominique Galvardon et Marine Delcey, avaient tout prévu pour assassiner la victime: du white-spirit, un couteau, et même une scie... Mais au dernier moment, l'homme n'est pas allé au bout de sa démarche. Tous deux ont reconnu les faits mais leur mobile reste flou. 

Ce 9 juin 2014, en montant dans sa voiture, la victime ne se doute pas le moins du monde que son ami veut la tuer. Cette messine de 32 ans connait ce Jurassien de 30 ans son ainé depuis longtemps. Elle est prostituée, c'est un client régulier, il lui prête même son appartement à Metz. Mais au détour d'une promenade en voiture, à Novéant, le sexagénaire sort un couteau et le lui plante dans le ventre. Heureusement, la victime arrive à le résonner: "Pourquoi as-tu fait ça? On se connait depuis longtemps!". Elle réussit à reprendre en main le couteau et à fuir vers la route, pour alerter un automobiliste.

Pourquoi ce terrible geste? Tout est parti d'un simple coup de téléphone tendu trois jours avant, entre la victime et celle qui est devenue la fille spirituelle du sexagénaire. Entre les deux femmes, le ton monte, les insultes fusent. Les deux accusés sont alors en voiture, en partance pour Metz. C'est là qu'ils mettent au point leur terrible scénario: ils achètent tout ce qu'il leur faut pour commettre le pire. Mais aujourd'hui encore, ils n'arrivent pas vraiment à expliquer pourquoi ils en sont arrivés là.

Pour l'avocate de la victime, Me Tiffany Franchini, c'est une réaction totalement démesurée: "Il y avait une petite altercation qui aurait justifié tout au plus un crêpage de chignon entre filles mais loin d'une tentative d'assassinat". Le procès démarre ce lundi matin devant les assises de la Moselle à Metz, le verdict est attendu mercredi.

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