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Faits divers – Justice

Une trentaine de gendarmes de toute l'Indre-et-Loire sensibilisés aux violences conjugales

mercredi 13 mars 2019 à 5:36 Par Boris Compain, France Bleu Touraine

Alors que les violences intra-familiales ont connu une très forte augmentation en Indre-et-Loire, l'an dernier, une trentaine de gendarmes venus de tout le département a participé à une après-midi d'échanges, à Tours, avec des membres du réseau d'aide aux victimes.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Indre-et-Loire, France

Une trentaine de gendarmes venus de toute l'Indre-et-Loire ont participé mardi 12 mars à Tours à une après-midi de sensibilisation aux violences intra-familiales, autrement dit, pour l'essentiel, aux violences conjugales. Ces violences ont augmenté de 60%, l'an dernier, en zone gendarmerie : une hausse spectaculaire qui s'explique notamment parce que les victimes parlent plus depuis les affaires Weinstein et #balancetonporc, car plus de six fois sur 10, les plaintes enregistrées l'an dernier par les gendarmes portaient sur des faits commis avant 2018. Depuis trois ans, une fois par an, une après-midi d'échanges avec les responsables de plusieurs institutions et associations sert à faire le point sur la prise en charge des victimes. 

Un gendarme référent dans chaque brigade d'Indre-et-Loire pour rappeler comment bien accueillir les victimes

Il y a quelques années, une femme qui venait porter plainte pouvait par exemple être interrogée à l'accueil, au milieu des autres gens qui attendaient. Dorénavant, dans chaque brigade, un référent rappelle à ses collègues les bonnes pratiques à observer quand une victime de violences intra-familiales se présente. La première chose à faire, c'est de s'isoler avec elle pour lui permettre de se confier, comme l'explique l'adjudant-chef Langé, de la brigade de Sainte-Maure de Touraine : "_Il m'est arrivé que l'audition d'une victime dure quatre heures, avec beaucoup de pleurs, beaucoup de pause__, car ce que ces femmes ont à dire est toujours très difficile à exprimer. Il faut les écouter et être patien_t".

Parmi les gendarmes présents, des référents et des nouvelles recrues - Radio France
Parmi les gendarmes présents, des référents et des nouvelles recrues © Radio France - Boris Compain

Un réseau d'une soixantaine de partenaires en Indre-et-Loire pour tenter de régler les problèmes de logements, de santé, d'argent

L'indre-et-Loire possède un réseau d'une soixantaine de structures ou d'associations pour aider ensuite les victimes à régler des problèmes très concrets : suivi médical, soucis administratifs, juridiques ou financiers. La question du logement est souvent très problématique car même si la loi dit que le mari violent doit partir, dans les faits, c'est loin d'être une généralité selon Nadine Lorin, la déléguée départementale aux droits des femmes : "Souvent, ces femmes n'ont pas envie de rester chez elles, parce que ce lieu est associé à de très mauvais souvenirs. Monsieur connait l'adresse, il a la clé, il faut changer les serrures. Restez là, c'est avoir du mal à se reconstruire après".

Le relogement et le suivi médical restent parmi les points à améliorer

Même si les femmes battues sont prioritaires pour l'obtention de place d'accueil d'urgence, parfois, tout est complet. Plusieurs membres du réseau estiment par ailleurs qu'il faudrait développer les possibilités de suivi des victimes par les psychologues. Selon Marie-Paule Carrey-Le Bas, la présidente de France Victimes 37, il faudrait aussi améliorer la prise en charge des enfants : "Même si ils ne sont pas directement frappés, ils sont exposés à cette violence et donc ils sont victimes également. A part un groupe de parole, il n'y a rien pour ces enfants en Indre-et-Loire".

Au total, selon Nadine Lorin, il y a eu 1 900 plaintes pour des violences intra-familiales, l'an dernier, en Indre-et-Loire. A Sainte-Maure-de-Touraine, l'adjudant-chef Langé avait constaté une recrudescence des plaintes après la diffusion du téléfilm sur Jacqueline Sauvage, sur TF1.