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Une vingtaine de Strasbourgeois manifeste à nouveau en Creuse pour soutenir Mohamed Alashram

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Par , France Bleu Creuse

Une vingtaine de Strasbourgeois ont à nouveau fait le trajet depuis l'Alsace pour venir clamer l'innocence de Mohamed Alashram, assigné à résidence dans un hôtel à la Souterraine. Ce samedi matin, ils ont manifesté à la Souterraine et ont également défilé dans les rues de Guéret l'après-midi.

L'arrivée de la manifestation s'est effectuée devant la préfecture de la Creuse à Guéret, un acte "symbolique" pour les manifestants.
L'arrivée de la manifestation s'est effectuée devant la préfecture de la Creuse à Guéret, un acte "symbolique" pour les manifestants. © Radio France - Mélanie Kuszelewicz

Les soutiens de Mohamed Alashram se sont rendus en Creuse pour la deuxième fois ce samedi. Après une première mobilisation le 7 décembre dernier, une vingtaine d'hommes a de nouveau fait le trajet depuis Strasbourg en voiture pour soutenir le palestinien assigné à résidence à la Souterraine depuis mars 2018. Ils ont manifesté ce matin dans la commune sostranienne sur la place du marché. Puis ils ont défilé dans les rues de Guéret au cours de l'après-midi pour demander que "justice soit faite".

Manifestation maintenue à la Souterraine

Le maire de la Souterraine, Jean-François Muguet, réclame depuis plusieurs mois le départ de Mohamed Alashram. Il a pris un arrêté pour interdire la manifestation dans sa commune ce samedi. "En effet nous avions fait remonter le danger pour le collectif comme pour la population, de la tenue d’une telle manifestation demain matin", écrit-il dans un communiqué. Le 7 décembre dernier, un habitant avait mimé des tirs de mitraillettes et avait également sorti un pistolet à bille au passage du cortège. Mais la décision de l'élu a été suspendue par le tribunal administratif et la mobilisation à la Souterraine a finalement été maintenue. 

Mohamed Alashram poursuit sa grève de la faim 

À Guéret, les manifestants sont partis de la gare à vers 15 heures avant de se rendre à la préfecture "un lieu symbolique" pour ses soutiens. Dans le cortège, les manifestants ont scandé les slogans "Libérez Docteur Alashram" ou encore "Victime collatérale de l'État d'urgence". Ils ont essayé de sensibiliser la population à l'aide tracts et de pancartes."Nous sommes revenus en Creuse car on l'aime beaucoup, on le connait bien et on sait que c'est une personne de confiance. C'est la moindre des choses de le soutenir alors qu'il continue sa grève de la faim" déclare Ismain, un de ses soutiens strasbourgeois. Mohamed Alashram est en grève de la faim depuis fin novembre pour protester contre sa situation. Pour cette raison, il est régulièrement hospitalisé à l'hôpital de Guéret. 

Les soutiens de Mohamed Alashram demandent un procès équitable

"Monsieur Alashram n'a jamais été jugé, il n'a jamais été inculpé, il ne demande rien si ce n'est un procès équitable" affirme Abdel du collectif de soutien. Sur des notes, les renseignements français l'accusent d'avoir prêché la haine envers l'occident dans une mosquée de la capitale alsacienne et d'avoir incité deux jeunes à partir combattre en Syrie. Des notes "sans fondements" pour son collectif de soutien qui nie en bloc sa culpabilité. Les preuves ont pourtant été jugées suffisantes pour la justice administrative. Son statut de réfugié lui a été retiré par la Cour nationale du droit d'asile.

Le collectif assure que d'autres actions sont prévues 

Mohamed Alashram est sous le coup d'une mesure d'expulsion mais refuse de retourner en territoire palestinien où il serait en danger. Il ne peut pas être expulsé de France faute d'accord avec Israël et la Jordanie. C'est pourquoi, depuis 2015, il est assigné à résidence par arrêté préfectoral, confirmé en juillet 2019 par le tribunal administratif. Après être passé par les Deux-Sèvres et la Haute-Vienne, il doit passer ses nuits dans un hôtel de la Souterraine et pointer tous les deux jours à la gendarmerie depuis plus d'un an et demi. Les différents recours administratifs entrepris par son avocate Maître Nohra Boukara ont tous été rejetés. "Pour nous c'est un acharnement administratif" précise Abdel qui assure que d'autres actions sont prévues. Les manifestations se sont déroulées sans incident.

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