Faits divers – Justice

Valence : Awa Traoré se bat pour que la mort de son frère, Adama, ne reste pas impunie

Par Mélanie Tournadre et Emmanuel Grabey, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu samedi 17 septembre 2016 à 8:10

Rassemblement en mémoire d'Adama Traoré, en présence de sa famille, en juillet dernier.
Rassemblement en mémoire d'Adama Traoré, en présence de sa famille, en juillet dernier. © Maxppp - Aurelien Morissard

La Valentinoise Awa Traoré se bat pour que la mort de son jumeau ne reste pas impunie. Son frère, Adama Traoré est mort lors de son interpellation par des gendarmes, l'été dernier, en région parisienne.

Awa Taoré fait tout pour que la mort de son jumeau ne reste pas impunie. Son frère, c'est Adama Traoré, mort lors de son interpellation par des gendarmes en région parisienne, l'été dernier.

Aujourd'hui, sa sœur qui vit à Valence sort de son silence car un pompier qui est intervenu met en cause l'attitude des gendarmes. D'après lui, ils n'auraient pas porté assistance au jeune homme selon ce témoin.

Il affirme qu'à son arrivée à la gendarmerie, Adama était couché au sol, face à terre et ne respirait plus. Pour la sœur jumelle d'Adama, Awa, ces déclarations corroborent ce qu'elle pensait depuis le départ. "Il était sur le ventre, en plein soleil, il fait plus de trente degrés" assure Awa Traoré.

"Les gendarmes l'ont laissé mourir "

C'est l'enquête qui déterminera la responsabilité des gendarmes dans la mort d'Adama.

Awa Traoré veut que justice soit faite.

"Je veux que justice soit faite"

Ce que veut, aujourd'hui, Awa, c'est qu'ils soient poursuivis. "On veut vraiment que justice soit faite" explique Awa. Mais même une peine en justice n'effacerait ni le chagrin de sa famille, ni l'humiliation qu'ils ont ressenti face à l'attitude de l'Etat. "On n'a eu ni condoléances, ni aide dans nos démarches".

"L'Etat a tout fait pour camoufler les faits"

La famille d'Adama a eu le sentiment d'être seule face à l'Etat, "sans aide, sans conseil".

La famille d'Adama s'est sentie abandonnée, seule face à l'Etat.

Awa a contacté la Ligue des Droits de l'Homme dans la Drôme 

Awa s'est sentie sent totalement démunie. Elle a ensuite pu rencontrer des associations et elle explique que "les cas comme celui d'Adama sont plus fréquents qu'elle ne le croyait". Awa a donc pris contact avec la Ligue des Droits de l'Homme dans la Drôme.

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