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Une vidéo montre des policiers frappant un homme avec une muselière pendant une interpellation à Toulouse

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Occitanie

MISE A JOUR : Le suspect porte plainte. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre des policiers en train de frapper un homme, qui est au sol avec une muselière, à Toulouse. Cet homme se serait évadé d'un hôpital psychiatrique.

Capture d'écran du compte twitter "Cerveaux non disponibles"
Capture d'écran du compte twitter "Cerveaux non disponibles"

C'est une vidéo qui a été postée sur le compte twitter "Cerveaux non disponibles", un compte qui avait déjà relayé l'interpellation d'une Toulousaine pour avoir accroché une banderole contre Emmanuel Macron. Ce compte twitter, tenu par des militants de la gauche radicale, assure que la scène, très choquante, a été filmée dans la nuit de vendredi à samedi, vers 3h du matin, dans le quartier Purpan, rue Romilly. 

On y voit trois policiers, avec un chien, en train de maintenir un homme au sol. Pour le coucher, l'un d'eux frappe plusieurs fois cet homme, à terre, avec une muselière, notamment au niveau de la nuque. Un fonctionnaire lui intime aussi plusieurs fois de se coucher. "Couche toi, couche toi", répète-t-il, alors que l'homme lui crie : "Je m'étouffe". 

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La vidéo, qui a été montée et sous-titrée, montre aussi des images sensées être le lendemain matin, sur les lieux, et on y voit des traces de sang.

Mis en examen et dépôt de plainte du suspect

Le parquet de Toulouse a indiqué samedi soir, à France Bleu Occitanie qu'une enquête était ouverte. "Des policiers et l'intéressé ont été blessés mais sont tous sortis de l'hôpital", nous indiquait-t-on et l'homme frappé était placé en garde à vue.

Dimanche, il été mis en examen des chefs de violences avec arme, menaces de mort, violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique, rébellion, port et détention d'armes et administration de substances nuisibles. Le parquet de Toulouse annonce que le suspect est en détention provisoire et doit comparaître jeudi 30 avril devant le juge des libertés et de la détention et surtout qu'il souhaite porter plainte contre les policiers qui ont procédé à son arrestation.

"Il sera donc à nouveau entendu sur cette plainte (...) et le parquet arbitrera sur la saisine d'un service d'enquête" précise la procureur de la république adjoint de Toulouse .

Les agents en état de "légitime défense" pour les syndicats de police

Il n'y a pas de secret défense. Les collègues ont fait au mieux avec les moyens du bord - David Leyraud, secrétaire régional adjoint du syndicat Alliance Police Occitanie

L'homme frappé est un colosse selon David Leyraud, secrétaire régional adjoint du syndicat Alliance Police Occitanie. Plus de 130 kilos, 1.90 mètre, le policier affirme que cet homme qui s'échappe au milieu de la nuit du pavillon psychiatrique de l'hôpital Purpan est décrit comme "dangereux et potentiellement détenteur d'une arme de poing et d'une grenade". 

Lorsque les agents le localisent, il est "très énervé", précise encore David Leyraud, "il refuse de coopérer, déclenche des coups de poings envers un policier et se saisit d'un bâton qu'il utilise contre un deuxième". Le syndicaliste insiste sur la résistance de l'homme, avant que la caméra ne commence à filmer la scène. Il se dit heureux qu'une enquête soit ouverte pour faire la lumière sur une affaire qui selon lui, aurait pu très mal tourner étant donné le comportement violent du mis en cause. "Il n'y a pas de secret défense. Les collègues ont fait au mieux avec les moyens du bord. C'est de la violence, si on veut mais elle est totalement justifiée. Une intervention comme celle-là peut déboucher sur un drame."

Didier Martinez, secrétaire régional Occitanie Unité SGP Police a de son côté publié un communiqué ce dimanche, indique les mêmes éléments que David Leyraud sur la corpulence et la potentielle dangerosité de l'homme arrêté. Il indique : "la séquence diffusée était tronquée de l'intégralité du contexte de l'intervention, montée en boucle sur une seule action et laissait supposer une scène de violence, sans autre forme de commentaire." Et il ajoute : "Unité SGP Police soutient sans réserve les gradés et gardiens de la Police Nationale, lesquels sont confrontés à l'occasion de leurs interventions de jour comme de nuit à des violences à leur encontre, rébellions, agressions et doivent exercer leurs missions dans une constante configuration de défiance, stigmatisation et accusations, malgré la réalité avérée de leur action qui permet de mettre hors d'état de nuire criminels et délinquants."

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