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Une vingtaine d’entraîneurs de patinage artistique mis en cause dans des affaires de violences

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Par , France Bleu
France

Le rapport de l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche réclamé par la ministre des sports révèle ce mardi ses conclusions. Plus d'une vingtaine d’entraîneurs de danse sur glace seraient "mis en cause" dans des affaires de violences sexuelles, physiques ou verbales.

Dans toutes ces affaires des entraîneurs sont accusés de violences physiques, verbales ou sexuelles
Dans toutes ces affaires des entraîneurs sont accusés de violences physiques, verbales ou sexuelles © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Plus d'une vingtaine d’entraîneurs de patinage artistique "seraient mis en cause" dans des affaires de violences sexuelles, physiques ou verbales. Le constat inquiétant est dressé ce mardi par l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR). Elle rend son rapport réclamé en février dernier par la ministre des sports Roxana Maracineanu après les révélations de la championne Sarah Abitbol sur les viols de son entraîneur Gilles Beyer. L'IEGSR estime que plus de vingt entraîneurs sont mis en cause et transmet son rapport au procureur de la République du tribunal judiciaire de Paris estimant que des faits peuvent relever du pénal. 

Des entraîneurs condamnés pour violences sexuelles continuant à exercer leur métier auprès des patineurs 

Dans le détail le ministère précise : 

  • Douze entraîneurs sont mis en cause pour des "faits de harcèlement ou d'agressions sexuelles, trois d'entre eux ont été condamnés dans le passé, à des peines d'emprisonnement fermes ou assorties d'un sursis". 
  • Sept dossiers concernent "des violences physiques ou verbales (dont une majorité pourrait être frappée de prescription)"
  • Deux autres concernent des "entraîneurs décédés avant que les procédures engagées aient pu aller jusqu'à leur terme"

Ces dossiers ont déjà donné lieu à deux signalements au procureur de la République en février 2020, au placement en détention provisoire d'un entraîneur à la même époque, et à cinq mesures administratives d'interdiction d'exercer en avril 2020, ajoute le communiqué de l'IGESR. 

Des problèmes d'alcool chez des entraîneurs 

Par ailleurs, des enquêtes administratives qui avaient été interrompues pendant le confinement ont été relancées. L'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche a par la suite relevé "un véritable problème d'alcool" chez une partie des entraîneurs.

L'omerta au sein de la Fédération Française Française des Sports de Glace

Le rapport pointe également du doigt l'omerta au sein de la Fédération Française des Sports de Glace (FFSG). Son fonctionnement fédéral "a favorisé une forme d’omerta sur les soupçons qui pesaient à l’égard entraîneurs et a pu conduire à l’absence de procédures disciplinaires, ou même de simples enquêtes, sur des faits de violence pourtant dénoncés par des victimes" selon les experts. A leurs yeux, le volume des affaires est "sans équivalent au plan international".

Après l'affaire Sarah Abitbol et plusieurs témoignages sur les violences sexuelles dans ce sport, le président de la FFSG, Didier Gailhaguet avait démissionné de son poste, accusé de ne pas avoir signalé ces agissements. 

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