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Université de Lille 2 : le prof accusé de sexisme plaide le second degré

Par Cécile Bidault, France Bleu Nord lundi 23 janvier 2017 à 18:30

L'université de Lille 2
L'université de Lille 2 © Maxppp - PQR/La Voix du Nord

Mis en cause pour des propos sexistes, le professeur de Droit de l'université de Lille 2 retrouvera ses élèves ce mardi. Sur France Bleu Nord ce lundi, il explique qu'il s'agissait de second degré.

L'université de Lille 2 a annoncé une enquête, et la saisie de la commission de discipline, quand les propos de ce professeur de Droit ont été révélés la semaine dernière. Une semaine plus tard, c'est une information France Bleu Nord, le Maître de conférence, mis en cause pour des propos sexistes, retrouvera ses élèves ce mardi après-midi , comme il était prévu dans son emploi du temps. Auparavant, il a rencontré successivement le Président et le Doyen de la Faculté.

Second degré

Devant ce même groupe de 500 étudiants, mardi dernier, au début d'un cours d'histoire des idées politiques, après avoir tapoté sur son micro, il a lancé : "C'est comme les femmes, il faut taper deux fois pour qu'elles comprennent". Ce lundi 23 janvier, le professeur témoigne sur France Bleu, sous couvert d'anonymat. Il confirme avoir tenu ces propos, mais il explique qu'il s'agissait de second degré. "Sorti du contexte, ça peut paraître sexiste, mais c'est de l'humour. Jamais je n'aurais pensé que cela puisse être pris au premier degré".

Interview du professeur de droit mis en cause

Il raconte également avoir présenté ses excuses, à la fin du cours, à certains étudiants venus dire qu'ils avaient été choqués, et être revenu sur l'incident le lendemain. Il regrette que le Président de l'université de Lille 2 l'ait publiquement condamné avant de l'avoir entendu, et dénonce "la montagne médiatique" qui s'en est suivie.

Pétition et groupe Facebook de soutien

Une pétition en sa faveur a déjà recueilli 2500 signatures, et un groupe Facebook de soutien a vu le jour. Aujourd'hui, il parlera de nouveau de ce qui s''est passé à ses étudiants, pour clore l'incident, et ne s'interdit pas de faire un cours sur l'histoire des idées politiques du féminisme. "Mon but, c'est qu'on n'en parle plus, c'est que le mouvement contre le sexisme et les violences continue à défendre les bonnes causes, et que moi on me foute la paix", concue-t-il.

Interview du professeur de droit mis en cause