Faits divers – Justice

UPM Chapelle Darblay : la direction ne prévoit plus que 100 licenciements secs

Par Claire Briguet-Lamarre, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) jeudi 30 avril 2015 à 17:22

Une centaine de salariés en grève pour dénoncer le plan social
Une centaine de salariés en grève pour dénoncer le plan social © Radio France - Claire Briguet-Lamarre

Le plan de sauvegarde de l'emploi est revu à la baisse chez UPM Chapelle Darblay à Grand-Couronne. Il ne prévoit plus qu'une centaine de licenciements. La direction a accepté jeudi lors du comité d'entreprise de sauver une trentaine d'emplois, sous la pression de la CGT qui espère empêcher l'arrêt de l'une des machines de production de papier avec l'arrivée d'un repreneur.

164 jours de combat

Les salariés de la papèterie Chapelle Darblay près de Rouen sont lancés depuis le mois de décembre dans un combat pour sauvegarder leurs emplois. Le plan social annoncé par la direction d'UPM prévoit 196 licenciements sur 400 postes et l'arrêt de la machine numéro 3.

Les salariés de Chapelle Darblay rassembéls après le comité d'entreprise - Radio France
Les salariés de Chapelle Darblay rassembéls après le comité d'entreprise © Radio France

 

Une trentaine de postes sauvés

Le PSE qui vient d'être envoyé aux services de l'Etat ne prévoit finalement qu'une centaine de licenciements secs . Une trentaine de postes a donc été sauvée, une cinquantaine de mesures d'âge ont été prévues, il s'agit d'une sorte de pré-retraite avec 65% de salaire brut assurés la première années, puis un versement dégressif sur les 3 ans qui suivent.

164 jours de combat pour les salariés de Chapelle Darblay - Radio France
164 jours de combat pour les salariés de Chapelle Darblay © Radio France - Claire Briguet-Lamarre

 

Un industriel en piste pour la machine numéro 3

L'avenir du site Chapelle Darblay dépend de la machine numéro 3 que la direction veut arrêter. Le syndicat CGT lutte pour la garder et y produire du papier kraft . La Région est prête à financer 80% du prix de l'étude de reconversion de cette machine. Le sénateur Thierry Foucaud, notamment, avance dans cette direction également.

Selon la CGT, un industriel allemand se serait fait connaitre pour reocnvertir cette machine numéro 3. Il s'agit d'une firme spécialisée dans la carton . La lutte n'est donc pas finie.****