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Faits divers – Justice

Usine Freix à Bonnétable : une vente aux enchères organisée en toute discrétion

mercredi 15 novembre 2017 à 17:09 Par Julie Le Duff, France Bleu Maine

Dix-huit mois après la liquidation judiciaire de ce fabricant sarthois de freins et embrayages, la vente aux enchères du site se profile, sans grande publicité. Une association de victimes de l’amiante dénonce une atteinte au principe de précaution.

L'annonce de la vente aux enchères indique pour l'instant "lieu tenu secret"
L'annonce de la vente aux enchères indique pour l'instant "lieu tenu secret" - capture d'écran

C’est l’association des victimes de l’amiante Renault-Le Mans (ADVARM) qui a repéré l’annonce publiée sur un site spécialisé : "Usine fabrication freins embrayages en un seul lot : 150 000€, mardi 19 décembre à 14H30 à un lieu tenu secret". Le nom de Freix n’apparait nulle part, mais pour qui connait le dossier, c’est assez transparent : il s’agit bien de cette usine sarthoise qui avait dû fermer après la découverte d’amiante sur le site, avant d’être liquidée en juillet 2016. Cette même usine dont l’ancien gérant doit être jugé au pénal pour « mise en danger de la vie d’autrui » ; un procès déjà reporté deux fois et qui doit normalement se tenir le 18 décembre prochain, autrement dit la veille de la vente.

Une atteinte au principe de précaution ?

Ces deux procédures n’ont pas juridiquement de lien entre elles : la vente aux enchères est la suite logique de la liquidation judiciaire. Mais pour Michel Bouvet, le vice-président de l’ADVARM, c’est choquant : "Oui, on pourrait se dire que comme la procédure est différente, ils peuvent vendre, ce n’est pas un drame. Mais le problème c’est quand même que le site est amianté ! Quelle sécurité pour les gens qui vont venir visiter les lieux avant la vente, et puis pour les acheteurs ? Le principe de précaution n’est pas appliqué.

Pas de commentaire du mandataire judiciaire

L’annonce mise en ligne précise qu’"un cahier des charges devra être signé et consulté préalablement". En quoi consiste ce cahier des charges ? Ni le commissaire-priseur, ni le mandataire judiciaire n’ont souhaité s’exprimer. Ils estiment que la vente n’étant pas encore officielle, elle n’est encore que virtuelle et n’appelle aucun commentaire.