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Val d'Oise : une mère et ses trois enfants dans un état critique après une chute du quatrième étage

Par Samuel Aslanoff, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 21 septembre 2016 à 11:57

Pompiers illustration
Pompiers illustration © Radio France - Antoine Balandra

Une mère et ses trois enfants sont dans un état critique après une chute du quatrième étage. Ils ont été retrouvés au pied de leur immeuble. Les enfants, âgés de 5, 7 et 10 ans, et leur mère ont été conduits à l’hôpital.

Une mère et ses trois enfants sont dans un état critique après une chute du quatrième étage. Ils ont été retrouvés au pied de leur immeuble à Montmagny dans le Val d'Oise. Les enfants âgés de 5, 7 et 10 ans et leur mère ont été conduits à l’hôpital dans un état critique.

Une chute de 13 mètres

Un témoin a raconté aux enquêteurs avoir vu cette femme de 44 ans se jeter dans le vide après la chute de ses enfants de cinq, huit et dix ans, a précisé le procureur de la République de Pontoise Yves Jannier. Ce témoin a alerté les secours à 06H45. Après avoir entendu des cris, il a vu "deux corps au sol au pied de l'immeuble, un troisième corps qui tombe puis la mère en train d'enjamber le balcon", a expliqué le procureur qui ajoute que "manifestement ils étaient seuls dans l'appartement. Le mari était au travail".

L'aînée a été héliportée vers l'hôpital d'Amiens. Les deux autres enfants ont été transportés à l'hôpital parisien Necker et la mère à l'hôpital Beaujon (Hauts-de-Seine), "escortés par les services de police", selon la préfecture du Val-d'Oise. Tous sont dans un état critique après cette chute d'une hauteur de 13 mètres. L'enquête est conduite par le commissariat d'Enghien-les-Bains.

Zina Mouffok, qui travaille aux services scolaires de la mairie, décrit une "famille très discrète", vivant dans un immeuble où résident plusieurs familles originaires du Sri Lanka. Selon plusieurs témoignages recueillis par l'AFP, les parents parlent tamoul et sont originaires d'Inde, où la mère enseignait l'anglais. "Ils ne parlaient pas bien français, ils ne pouvaient pas engager la conversation", remarque un voisin qui vit sur le même palier. Originaire d'Inde, un homme qui fréquente la même église que la famille dit "avoir du mal à y croire". Francine, bénévole à la paroisse, est elle aussi "très surprise" : "C'est sûr que les problèmes ne sont pas écrits sur la tête des gens mais on ne comprend pas." La famille assistait à la messe tous les dimanches, selon elle.

Le maire Patrick Floquet (DVD) a expliqué qu'une cellule d'aide psychologique avait été mise en place au groupe scolaire Les Lévriers, tout proche, où vont les trois enfants de la famille. Selon lui, ni le personnel de l'école, ni la voisine qu'il a pu interroger, n'avait remarqué quoi que ce soit d'anormal les jours précédant ce drame.

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