Faits divers – Justice

Valence : "Allo les pompiers, c'est Coulibaly je vais vous faire sauter"

Par Nathalie De Keyzer et Stéphane Milhomme, France Bleu Drôme-Ardèche jeudi 26 février 2015 à 17:30 Mis à jour le jeudi 26 février 2015 à 19:14

Clavier téléphone
Clavier téléphone © Radio France

Un habitant de Valence dans la Drôme jugé le 14 avril prochain. L'homme de 37 ans aurait passé des appels anonymes chez les pompiers de la Drôme et au commissariat de Valence fin janvier. Dans ses messages, il proférait des menaces de mort en lien avec les attentats terroristes de Paris. Mais à priori, l'homme était plus porté sur la boisson que sur le Djihad.

Les faits se produisent la nuit du 31 janvier dernier, après une heure du matin. Trois appels en une demi-heure : deux au 17 de Police secours et le dernier  au 18, chez les pompiers de la Drôme. À chaque fois, les personnes de permanence ont à faire avec une voix d'homme anonyme qui prononce des phrase menaçantes : "c'est Coulibaly, je vais vous faire sauter" ou encore "j'ai fait la Syrie, je reviens du Dhjiad, on n'est pas tous Charlie" .

La voix est pâteuse comme celle de quelqu'un qui a trop bu. Mais vu le contexte -les attentats ont eu lieu trois semaines avant- les pompiers drômois refusent de laisser passer. Le Codis de la Drôme porte donc plainte. L'enquête démarre mal : les appels ont été passés depuis un portable avec une carte pré-payée .

Confondu par les "fadettes"

Pour les policiers, il est impossible d'identifier le numéro : il faut demander les factures détaillées, "les fadettes", auprès de l'opérateur pour identifier le propriétaire du portable. L'homme a été interpellé chez lui mercredi matin.

Ce Valentinois a 37 ans et il est déjà bien connu du commissariat pour des faits de délinquance. Le suspect a reconnu que ce soir là, il avait beaucoup, beaucoup trop bu. Mais il n'explique pas vraiment pourquoi il passait ces coups de fil avec de tels propos. 

Plutôt une blague d'ado

C'est plutôt le genre de mauvaises blagues que font des ados en manque d'amusement. C'est plus rare chez des hommes qui frôlent la quarantaine. Voilà pourquoi ce Valentinois sera jugé par le tribunal correctionnel de Valence le 14 avril prochain. En attendant, il a été placé sous contrôle judiciaire.

Valence : "Allo les pompiers, c'est Coulibaly je vais vous faire sauter"