Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Manif des "gilets jaunes" : un élu RN condamné à une amende avec sursis pour transport de produits explosifs

-
Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

Sur les 18 personnes interceptées samedi avant la manifestation des gilets jaunes à Valence, deux ont été jugées ce lundi pour transport de produits explosifs. Ils sont condamnés à 2000 euros d'amende avec sursis. L'un des deux est conseiller municipal Rassemblement national dans le Rhône.

Illustration des armes par destination saisies avant la manifestation valentinoise le 2 février 2019
Illustration des armes par destination saisies avant la manifestation valentinoise le 2 février 2019 - crédit ministère de la Justice

Valence

Ces deux jeunes hommes de 27 ans sont des habitants de l'ouest lyonnais. L'un est un serrurier au chômage, l'autre installe des réseau GSM pour l'entreprise de son père. Il est également conseiller municipal pour le Rassemblement national à Tarare (Rhône). 

Tous deux ont été interceptés lors du point de contrôle des gendarmes drômois au péage de Tain-l'Hermitage samedi matin, avant la manifestation régionale des gilets jaunes à Valence. Dans leur coffre de voiture, une hache de 35 centimètres de long, mais aussi un casque de moto et dans leurs sacs à dos des pétards de poudre noire ainsi qu' un engin explosif artisanal. 

Une sorte de mini grenade fabriquée à partir du cylindre en carton d'un rouleau de papier toilette contenant des billes de plastique et un  pétard. Un engin que le jeune élu de Tarare avoue avoir fait lui-même il y a près de deux ans dans le cadre de son loisir favori : l'airsoft. 

"Rien à voir avec l'attirail du casseur" 

Ces deux jeunes disent que c'était la première manifestation des gilets jaunes à laquelle ils voulaient participer. Les casques, c’était pour se protéger en cas de grabuge. La hache, un outil de travail oublié dans la voiture de l'entreprise du papa et les pétards "un oubli" dans leurs sacs à dos d'airsoft. Rien à voir avec l'attirail du casseur assurent les deux hommes. 

Pour la procureure pas question de "surjouer" l'affaire et de dire qu'ils "sont venus pour casser du gendarme ou du policier. Non ! Mais ils sont bien venus manifester avec un attirail interdit. Ils ont tous les deux pris le risque de se rendre à une manifestation potentiellement dangereuse à cause de la présence annoncée de casseurs, avec dans leurs sacs à dos des pétards et un explosif artisanal. Il y avait 800 personnes en uniforme sur le terrain, vous vous doutez bien qu'avec un tel attirail on allait pas vous dire : allez-y et bonne manifestation !"

La magistrate demande 6000 euros d'amende dont une bonne partie avec sursis mais aussi l’interdiction de détenir et transporter une arme pendant cinq ans. 

Les deux prévenus remercient les gendarmes

L'avocat des deux jeunes s'est lui interrogé : "Ce sont des jeunes bien insérés, sans antécédent, était-il nécessaire de les juger ainsi en comparution immédiate ?" L'avocat a par ailleurs plaidé pour que l'amende soit la plus symbolique possible.

Le mot de la fin de ces deux jeunes gilets jaunes à l'issue de leur procès, c'était pour remercier les gendarmes pour le respect avec lequel ils ont été traités pendant leur garde à vue. Le tribunal les a condamnés à 2000 euros d'amende avec sursis et l'interdiction de détenir et transporter une arme pendant cinq ans.

Choix de la station

France Bleu