Faits divers – Justice

Valence : huit mois de prison ferme pour l'agression sexuelle d'un garçon de six ans

Par Florence Beaudet, France Bleu Drôme-Ardèche lundi 22 août 2016 à 19:43

Le palais de justice de Valence
Le palais de justice de Valence © Radio France - Charlotte Coutard

L'homme avait mis sa main dans le slip du petit garçon dans un parc de Valence (Drôme) vendredi en fin d'après-midi. Lors de l'audience au tribunal correctionnel ce lundi, il a été incapable d'expliquer son geste. Le tribunal l'a condamné à deux ans de prison dont huit mois ferme.

La présidente du tribunal a insisté. Pourquoi avoir fait ça ? L'homme paraît hébété. "Un coup de folie peut-être, finit-il par lâcher. Je ne me l'explique pas". Se souvient-il du petit garçon ? "Vaguement". Comprend-il la gravité des faits ? "Je reconnais que ce n'est pas normal, ça ne se fait pas, c'est interdit".

Des attouchements sur un banc et devant témoins

C'est le père du garçon qui vient raconter ce qui s'est passé. Vendredi vers 19 heures, il descend avec ses deux fils de deux et six ans au parc de la Place Danton en bas de chez lui. L'agresseur traverse la rue en même temps que son garçon de 6 ans. Le feu passe au rouge pour les piétons. Il attend avec son plus jeune fils. Il voit alors le prévenu tendre un magazine à son fils, s'asseoir avec lui sur un banc et glisser sa main dans le slip de l'enfant. Il se précipite alors, ainsi que deux femmes témoins de la scène. Il retient l'agresseur jusqu'à l'arrivée de la police. Sans violence "parce qu'on ne répond pas à la violence par la violence".

Déjà condamné pour exhibition sexuelle

Le prévenu est un ancien plâtrier-peintre de 65 ans aujourd'hui à la retraite. Selon l'expertise psychiatrique, il est limité intellectuellement, dépressif depuis la mort accidentelle de sa compagne. Ancien alcoolique, lui dit qu'il avait bu. Mais les policiers l'ont fait souffler dans le ballon et zéro, pas un gramme d'alcool dans le sang. Il a déjà été condamné pour exhibition sexuelle. Et vendredi soir, "on est monté d'un cran", souligne la procureure. Elle réclame deux ans de prison ferme.

Deux ans de prison dont huit mois ferme

Le tribunal l'a finalement condamné à deux ans de prison dont huit mois ferme, assortis d'un sursis mise à l'épreuve. L'homme devra se soigner. Et son nom va être inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Quant au petit garçon, il refuse désormais d'aller jouer dans le parc et il pose beaucoup de questions. Son père lui a expliqué que ce monsieur allait être puni pour ce geste et que tous les adultes n'étaient pas comme ça.

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