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Faits divers - Justice

Vendée : deux ans après la mort de son père sur une grue, elle exige des réponses

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Par , France Bleu Loire Océan

Deux ans après la mort d'un technicien de maintenance sur la grue d'un chantier immobilier à Nantes, ses deux filles, dont Jessica, une Vendéenne, n'en peuvent plus de ne pas savoir ce qui s'est exactement passé le jour du drame.

Jessica Frémont, 28 ans, se bat depuis deux ans pour savoir ce qui est arrivé à son père, retrouvé mort sur son lieu de travail à Nantes, en haut d'une grue.
Jessica Frémont, 28 ans, se bat depuis deux ans pour savoir ce qui est arrivé à son père, retrouvé mort sur son lieu de travail à Nantes, en haut d'une grue. © Radio France - Victoria Koussa

Chasnais, France

Une attente douloureuse, interminable même. C'est le quotidien de Jessica, 28 ans, et de sa sœur Karine, depuis le 31 octobre 2017, le jour où leur père, Laurent Frémont, a été retrouvé mort en haut d'une grue qu'il venait contrôler. L'enquête, très technique, est toujours en cours et ne permet pas aux deux jeunes femmes d'avoir accès au dossier. Elles connaissent les détails des blessures qui ont été fatales à leur père, mais personne n'a été capable de leur expliquer les circonstances du drame. Depuis, elles n'avancent pas. Démunies, elles ont même écrit au procureur de Nantes et au président de la République, sans obtenir de réponse. 

"On ne peut pas le laisser partir"

Elles n'ont en leur possession que le rapport du SAMU. "On a le détail des blessures, mais c'est tout", se désole Jessica, 28 ans, qui vit à Chasnais, en Vendée, et qui garde toujours près d'elle les dossiers de "son enquête" - et les affaires de son papa, comme une liste de courses où il y a son écriture."On regarde souvent si on a des mails, des réponses , si on a eu des appels, si on a eu des nouvelles de n'importe qui qui s'occupe de l'enquête", énumère la jeune conseillère en parfumerie, qui, le reste du temps, ne pense qu'à trouver des réponses. 

Car elle n'arrive pas à avancer. "Beaucoup de mal à dormir, des cauchemars parce qu'on a des bribes d'informations donc on essaie d'imaginer ce qui a pu se passer, on n'a que ça en tête puisque l'enquête est toujours en cours, on ne pense qu'à ça", explique celle pour qui le deuil est impossible. "On veut savoir pourquoi il est parti qu'on puisse aussi le laisser partir puisqu'on est toujours dans l'attente de réponses, on ne veut pas le laisser partir"

Une attente douloureuse, mais récurrente

L'avocate des deux sœurs, Aurore Chalard, du barreau de Nantes, dénonce cette attente qu'elle trouve "anormale". Mais elle explique que c'est récurrent dans ce genre de cas. "On a des délais extrêmement longs avant que des enquêtes soient terminées en matière d'accident du travail, parce que ça fait intervenir l'inspection du travail, le CHSCT, mais n'empêche que ça reste anormal", dénonce-t-elle.

Les deux jeunes femmes savent depuis le début que l'enquête est technique, mais elles s'attendaient à six mois ou un an d'enquête, pas plus. "C'est la preuve d'un engorgement de la justice", explique l'avocate, "c'est la preuve de difficultés organisationnelles aussi pour faire en sorte que les dossiers aillent plus vite, et c'est le justiciable qui en pâti ! " De son côté, la police dit être sur le point de terminer les expertises. Les sœurs espèrent avoir enfin accès au dossier avant la fin de l'année, mais leur avocate reste prudente : elle sait que certaines enquêtes peuvent prendre 4 ans.  

ÉCOUTEZ - Le témoignage de Jessica qui n'en peut plus de ne pas savoir.

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