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Vers un non-lieu dans l'affaire du détenu tué par un gendarme près de Colmar

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Le procureur de Colmar estime qu'il n'y a pas lieu de poursuivre le gendarme qui a tué un détenu de 23 ans Hocine Bourras lors d'un transfert en août 2014. Selon Bernard Lebeau, ce gendarme se trouvait en situation de légitime défense au bénéfice d’une collègue, agressée par le détenu.

© Maxppp

Le 26 août 2014,  Hocine Bourras devait être escorté de la maison d’arrêt de Strasbourg au bureau de juge d’instruction à Colmar, pour qu’il soit entendu dans une affaire de vols à main armée.

Lors de ce transfert, le détenu de 23 ans avait soudainement agressé la gendarme assise avec lui à l'arrière de la voiture et tenté de prendre son arme de service.

Le gendarme qui conduisait avait alors arrêté le véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence, puis tenté en vain de maîtriser le détenu avec son bâton de défense, avant de faire usage de son arme à feu

En situation de légitime défense

Le procureur de Colmar, Bernard Lebeau, a estimé qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre ce gendarme car il se trouvait en situation de légitime défense au bénéfice de sa collègue.

«J’espère que le réquisitoire du procureur mettra fin définitivement aux rumeurs tout à fait infondées qui existaient concernant le comportement du gendarme», a déclaré son avocat, Me Thierry Moser.

«Bien qu’il ne soit nullement responsable sur le plan judiciaire, il ressent ce drame, moralement parlant, comme quelque chose de très lourd à porter», a-t-il ajouté.

Renaud Bettcher, avocat d’une des parties civiles, s’est dit «parfaitement indigné» par le réquisitoire de non-lieu et a souligné qu’il ferait appel si le juge suivait le parquet.

«Il ne peut y avoir légitime défense qu’à la condition qu’il y ait danger de mort», a-t-il souligné. Or «le détenu n’a jamais eu l’arme en main, les relevés d’empreintes digitales et génétiques le montrent», a-t-il dit.

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