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Faits divers – Justice

Versailles : une pharmacienne condamnée à 10 mois de prison pour avoir abusé de la faiblesse d'un couple de retraités

lundi 14 mai 2018 à 16:18 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné une pharmacienne de 59 ans à 10 mois de prison ferme. Elle a été condamnée pour avoir abusé de la faiblesse de ses voisins, deux personnes âgées de 93 et 95 ans, pour des sommes qui atteignaient près de 500.000 euros.

Tribunal (illustration)
Tribunal (illustration) © Maxppp -

Versailles, France

Une pharmacienne de 59 ans a été condamnée lundi à Versailles à deux ans de prison dont 14 mois avec sursis et 80.000 euros d'amende. On lui reproche d'avoir abusé de la faiblesse de ses voisins âgés de 93 et 95 ans dont elle s'occupait, pour des sommes atteignant près de 500.000 euros.

Le fils de la pharmacienne, lui aussi poursuivi, a été en partie relaxé. Il a été condamné pour "recel d'abus de faiblesse" à 3.000 euros d'amende.

Le couple de retraités faisait confiance à la pharmacienne

En mai 2014, deux habitants de Sonchamp (Yvelines), âgés de 93 et 95 ans refusent d'aller en maison de retraite. Ils acceptent l'aide de leur voisine, qu'ils connaissaient depuis une dizaine d'années et qui leur avait proposé de s'occuper d'eux.  Ils lui confient une carte bancaire. Ils lui donnent procuration sur leur compte. Sans enfant, ils modifient même leur testament en sa faveur.

En août 2016, la cellule antiblanchiment de Bercy, fait un signalement. L'enquête met au jour des chèques et des retraits de 221.500 euros en 18 mois. La pharmacienne avait également racheté l'assurance-vie du couple et leur maison en viager. Le montant total de l'opération étaient de 467.000 euros.

Les époux meurent en 2017. Leur nièce, légataire universelle, se porte partie civile au procès.

Je ne me suis pas enrichie d'un seul centime" - La pharmacienne

A l'audience du 19 mars, la pharmacienne avait assuré que "les dépenses" étaient "justifiées". Elle avait affirmé que l'argent avait servi au quotidien du couple, leurs soins et des travaux: "Je ne me suis pas enrichie, pas d'un seul centime", avait-elle assuré. Son fils avait également nié toute infraction à la barre.

"Ils avaient confiance en elle, elle s'est servie de cette confiance", avait au contraire plaidé Maître Paul Couture, avocat de la nièce. "Les chiffres sont simples: au jour de leur mort, il ne restait plus rien", avait-il conclu.

La pharmacienne mise aussi en cause dans un autre dossier 

La pharmacienne était aussi mise en cause pour l'emploi d'une aide à domicile qui travaillait pour elle et le couple, une jeune Tunisienne qui n'a reçu que quelques centaines d'euros en salaire entre 2013 et 2016, sans congés ni liberté de mouvement, selon l'accusation.

Dans ce second volet du dossier, elle a été relaxée pour les infractions de "soumission d'une personne vulnérable à des conditions de travail indignes" et "traite d'être humain". Le tribunal a estimé que les rattrapages de salaires demandés par la plaignante relevaient du conseil des prud'hommes.