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Vesoul : mise en examen du PDG de Gefco, FO/UNCP craint des pertes économiques

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Besançon, France Bleu Alsace, France Bleu Belfort-Montbéliard

Le PDG de Gefco est mis en examen comme responsable légal de l'entreprise ce lundi 29 mars par le tribunal judiciaire de Vesoul (Haute-Saône) pour travail dissimulé. Patrice Clos, le secrétaire général FO/UNCP au sein de l'entreprise redoute la perte de plusieurs appels d'offres de PSA.

Le PDG de GEFCO, une société de transport, est mis en examen pour travail dissimulé ce lundi 29 mars 2021. L'un des sites est basé à Noidans-lès-Vesoul en Haute-Saône. Illustration
Le PDG de GEFCO, une société de transport, est mis en examen pour travail dissimulé ce lundi 29 mars 2021. L'un des sites est basé à Noidans-lès-Vesoul en Haute-Saône. Illustration © Radio France - Jean-François Fernandez

Plus d'une semaine après les mises en examen de responsables de la société de transport Gefco, le PDG de l'entreprise est mis en examen ce lundi 29 mars 2021 par le tribunal judiciaire de Vesoul en tant que responsable légal de la société. Il est par ailleurs personnellement placé sous le statut de témoin assisté depuis vendredi dernier. Plusieurs sites de l'entreprise Gefco sont basés dans le Doubs (Sochaux et Étupes) ainsi qu'en Haute-Saône (Noidans-lès-Vesoul).

35 chauffeurs étrangers transitaient dans des conditions indignes sur la base logistique de Quincey (Haute-Saône). - Emmanuel Dupic, procureur de la République de Vesoul.

L'Office central de lutte contre le travail illégal explique que le PDG de Gefco demeure suspect de "travail dissimulé" et de "recours en bande organisée au service d'une personne exerçant un travail dissimulé". L'entreprise aurait bénéficié d'un système illégal de "prêts" de chauffeurs-routiers par des entreprises étrangères (Pologne et Slovaquie) pour son activité en France. Ces mises en examen tombent après trois ans d'enquête menés par la Dreal de Bourgogne-Franche-Comté (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement). 

À la date du mardi 30 mars, la société Gefco tient à nous signaler qu'ils ne sont pas en mesure "de commenter les investigations judiciaires en cours" tout en rappelant que l'entreprise "possède une politique de conformité et des procédures d’achat strictes concernant la vérification des sous-traitants". 

Malgré tout, devant les faits qui sont reprochés à certains responsables de sites de Gefco, l'entreprise va entreprendre "une action de vérification et d’audit interne pour vérifier que les dispositifs de contrôle dans la gestion de nos sous-traitants sont parfaitement respectés".

"On craint maintenant une mauvaise image de l'entreprise"

Patrice Clos est salarié chez Gefco depuis 1992 et secrétaire général FO/UNCP au sein du groupe. Il redoute les conséquences économiques que peut avoir ce genre d'affaires sur l'entreprise : "On craint [pour l'entreprise, NDLR] une mauvaise image, [qui pourrait faire que, NDLR] notre premier client, PSA, pourrait ne pas retenir Gefco dans les prochains appels d'offre.

Des conséquences fâcheuses, qui, par ricochets, toucheraient l'ensemble des salariés de Gefco, estime-t-il.

"Quand vous travaillez depuis 1992 pour que l'entreprise se porte au mieux et que certains dirigeants déconnent un peu, évidemment, on a le droit d'être écœuré", confie enfin Patrice Clos.  

Préjudice estimé par l'Urssaf à 800 000 euros

Les 10 responsables de la société de transport GEFCO mis en examen pour l'heure, dont le PDG, sont soupçonnés "d'avoir voulu échapper au paiement de leurs cotisations sociales en France", explique Emmanuel Dupic, le procureur de la République de Vesoul. 

Il ajoute que le préjudice serait estimé par l'Urssaf (l'Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) à une perte de 800 000 euros entre les années 2015 et 2018.

Ce qui laisserait entendre, explique Patrice Clos, que la Dreal n'a pas découvert une magouille de grande ampleur. Mais plutôt du travail dissimulé dans certains sites locaux seulement. "Si une entreprise comme Gefco est à 800 000 euros près, c'est qu'elle est plus proche de couler qu'autre chose", veut croire le secrétaire général FO/UNCP de l'entreprise.

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