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Victime d'un déferlement sur les réseaux sociaux, la COVED s'explique sur le licenciement d'un salarié

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)
Le Fresne-Camilly, France

La COVED n'avait pas souhaité réagir dans l'immédiat "par respect pour la famille". Mais elle décide de le faire après avoir été victime d'un véritable déferlement sur les réseaux sociaux. Elle explique pourquoi elle a licencié deux salariés qui avaient consommé de l'alcool pendant leur tournée.

Un salarié de La COVED s'est suicidé dans sa tenue de travail quelques heures après avoir reçu sa lettre de licenciement. L'employeur tient à s'expliquer. (photo d'illustration)
Un salarié de La COVED s'est suicidé dans sa tenue de travail quelques heures après avoir reçu sa lettre de licenciement. L'employeur tient à s'expliquer. (photo d'illustration) © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Eboueur dans le secteur du Fresnes Camilly au nord ouest de Caen, un salarié de la COVED âgé de 46 ans s’est suicidé vendredi dernier en tenue de travail, au lendemain de la réception de sa lettre de licenciement. La famille avait décidé de porter plainte.  L’entreprise elle n’avait dans un premier temps pas souhaité réagir. Mais aujourd’hui, elle tient à expliquer ce qui l’a conduit à licencier ce salarié et son collègue. 

"Le suicide d’un de nos chauffeurs dont la conduite nous a imposé de le licencier est une tragédie, commence Stéphane Leterrier, le directeur général de la COVED. C’est une tragédie pour Monsieur Patry, sa famille, ses proches et anciens collègues." Expliquant que la société n'a pas souhaité communiquer avant par égard pour la famille, il déplore aujourd'hui l’ampleur que l'affaire a pris notamment dans les réseaux sociaux. "Un déferlement de messages de haine, jusqu'à des menaces de mort, ce n'est pas acceptable". 

La police alertée car l'équipage titubait et renversait des conteneurs

Stéphane Leterrier s'applique à rappeler les faits. "Des riverains et des agents techniques de la commune de Courseulles-sur-Mer ont signalé « l’attitude dangereuse et inappropriée » de l’équipage sur la voie publique". Appelée, la police a contrôlé le chauffeur et son équipier de collecte, tous deux étaient positifs à l'alcool. Elle a immobilisé le véhicule et confisqué les clés. "Ce n’est qu’à l’issue de quatre heures d’immobilisation que la police a redonné les clés du véhicule et a autorisé le chauffeur à repartir après un nouveau test d’alcoolémie, cette fois en dessous des limites autorisées". L’équipier de collecte a été raccompagné, son taux étant encore supérieur à la limite. "Le relevé GPS du camion indique 55 minutes d’arrêt pendant leur tournée du matin dont 45 minutes devant le même bar."

Les deux salariés ont reconnu la consommation d’alcool lors des entretiens disciplinaires.

"C'est ce comportement inacceptable et dangereux qui explique le licenciement" précise Stéphane Leterrier. La société COVED emploient 900 chauffeurs dans toute la France. "Cela nous oblige à être intransigeants". Un CSSCT se réunira lundi 15 juin pour examiner les conséquences de cette dramatique affaire. « Je demande solennellement aux personnes qui ne connaissent pas les faits de cesser les insultes et menaces de mort aux équipes du site qui se trouvent dans une détresse psychologique aggravée suite à ce déversement injustifié sur les réseaux sociaux », signale Stéphane Leterrier. 

Les obsèques du salarié ont lieu aujourd’hui.

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