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Faits divers – Justice

Victime d'une agression homophobe à Lille, un Montpelliérain n'a pas pu porter plainte

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Farès Araoudiou a dû attendre de rentrer à Montpellier pour pouvoir porter plainte et voir un médecin légiste. Il témoigne ce mercredi.

Farès Araoudiou est encore choqué de ne pas avoir pu déposer une plainte après l'agression
Farès Araoudiou est encore choqué de ne pas avoir pu déposer une plainte après l'agression © Radio France - Claire Moutarde

Montpellier, France

Un Montpelliérain de 34 ans, Farès Araoudiou, ne comprend toujours pas pourquoi il n'a pas pu porter plainte après avoir été victime d'une agression homophobe au centre ville de Lille. Les faits se sont déroulés mercredi 26 décembre. Farès Araoudiou était au bras de son compagnon lorsque trois individus les ont insultés. Il ne se laisse pas faire, parvient à les faire fuir. Il souffre néanmoins de deux côtes et une clavicule fêlées. Il est 22 heures, Le couple décide de se rendre au commissariat central de Lille dont l'accès au public est limité, conformément au plan vigipirate. Le couple explique alors à l'interphone ce qui s'est passé. "On n'a pas voulu prendre ma plainte. Ils m'ont expliqué qu'il fallait un certificat médical pour recevoir la plainte et on m'a fait comprendre que ce qui était arrivé était de notre faute. Que se tenir par le bras était une provocation" explique Farès Araoudiou, encore ému une semaine après l'agression.

Farès Araoudiou n'en veut pas à la police mais ne comprend qu'il n'ait pas pu enregistrer sa plainte

De retour à Montpellier dès le lendemain, le jeune homme se rend à la clinique Saint-Jean qui évalue quatre jours d'ITT (incapacité temporaire de travail) et prescrit 20 jours d'arrêt maladie. Il va, samedi 29 décembre, au commissariat de Montpellier où il dépose sa plainte. Les enquêteurs mandatent alors, comme la procédure le prévoit, un médecin légiste pour évaluer précisément les ITT.

"Depuis cette affaire, je reçois beaucoup de commentaires et de messages de soutien. Apparemment, je ne suis pas le premier à qui ça arrive au central de Lille. Donc, il y a des questions à se poser quand même. Le commissariat de Lille aurait dû, comme ils l'ont fait à Montpellier, mandater un médecin légal pour m'examiner."

Farès Araoudiou explique néanmoins qu'il n'en veut pas à la police "qui fait un travail magnifique et qui est un métier totalement respectable (...). Ce n'est pas parce que 0.001 % de la profession ne fait pas son travail qu'il faut casser une profession."

Le préfet du Nord avait fait part de son soutien par communiqué de presse tout en expliquant que la plainte n'avait pu être enregistré faute de certificat médical. Pourtant, en cas d'agression, les enquêteurs peuvent recevoir la plainte et mandater un médecin légal.

Farès Araoudiou regrette de ne pas avoir pu déposer une plainte à Lille